Paris Match Belgique

La violence dans le couple a bien augmenté pendant le confinement

La violence dans le couple a bien augmenté pendant le confinement

Un tiers des répondants ont été impliqués dans de la violence physique ou psychologique lors du confinement. | © Pexels / Anete Lusina

Société

Une violence physique et psychologique, étroitement liée à la jeunesse du couple, ainsi que la taille du lieu de vie.

 

Un tiers de répondants à une étude sur l’impact du confinement sur le risque de violence conjugale ont été impliqués dans de la violence physique ou psychologique lors du confinement, rapporte Le Soir mardi sur base d’un sondage réalisé par l’ULiège.

Lire aussi > Covid-19 : Ce qui est mis en place pour les victimes de violences conjugales

Le service de psychologie clinique de la délinquance de l’ULiège a mené en ligne un sondage auprès de 1 530 répondants wallons et bruxellois, confinés en couple, pour comprendre les facteurs de déclenchement de violences conjugales pendant le confinement.

Sur l’ensemble des répondants, 33% ont été impliqués dans de la violence physique ou psychologique lors du confinement. Parmi les sondés, 13% des hommes et 7% des femmes ont témoigné avoir fait preuve de violence physique. Pour ce qui est de la violence psychologique, 32 % des femmes et 25% des hommes ont confié y avoir eu recours.

Plusieurs facteurs en lien

Alors que la plus grande présence au domicile constitue un facteur de stress, l’étude n’a pas décelé de lien direct entre le télétravail et les violences dans les couples.

Lire aussi > Bénédicte Linard sur l’explosion des violences conjugales en lockdown : « Un foyer n’est hélas pas un endroit sûr pour tout le monde… »

Par contre, deux facteurs ont particulièrement augmenté le risque de violence physique ou psychologique. Le premier facteur apparaissant clairement en corrélation avec la violence est la jeunesse du couple – plus la relation de couple était récente, plus le risque de violence était grand.

Le deuxième facteur est l’espace dans lequel les personnes étaient confinées, plus l’espace de vie était réduit, plus le taux de violence psychologique ou physique était important.

D’autres facteurs majeurs ont été relevés comme déterminants des violences au sein des couples : la dépression, l’anxiété et l’incertitude.

CIM Internet