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« Je suis la fille d’un monstre » : L’émouvant discours d’Audrey Pulvar sur les accusations de pédophilie contre son père

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Audrey Pulvar a livré un puissant témoignage. | © LE PARISIEN / Philippe de Poulpiquet.

Société

L’ancienne journaliste et femme politique était l’invitée de France Inter ce lundi matin. Elle est revenue sur les accusations d’agressions sexuelles sur plusieurs membres de sa famille par son défunt père.

« Je suis là en tant que moi-même et en tant que fille d’un pédocriminel, donc fille d’un monstre au sens actuel qu’on donne à ce mot. Et quand vous êtes la fille d’un monstre, forcément, à un moment, vous vous demandez si vous n’êtes pas un monstre vous-même ». C’est avec une très forte émotion et beaucoup de franchise qu’Audrey Pulvar est revenue sur les accusations de pédocriminalité à l’encontre de son père et de la part de membres de sa famille.

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Ce lundi matin sur France Inter, l’ancienne journaliste n’a pas cherché à trouver des excuses à son père défunt, Marc Pulvar, accusé de pédophilie par ses nièces la semaine dernière.

Les souvenirs de vacances d’été avec son père et ses cousines, lors desquelles elle « sentai[t] qu’il se passait des choses qui n’étaient pas normales », remontent à ses « 5 ans, 6 ans, 7 ans » ; des souvenirs qui sont restés « cadenassés dans [son] cerveau pendant vingt-cinq ans ». Audrey Pulvar dit avoir appris par sa mère l’existence de ces accusations en 2002 et les avoir crues.

Celle qui est désormais femme politique a tenu à mettre en garde devant l’existence d’une libération de la parole, bien que salutaire, et a pointé l’importance de ces témoignages pour faire en sorte que cela n’arrive plus : « J’entends beaucoup le mot de libération de la parole. Ça ne libère pas grand-monde. On ne repart pas joyeux, gai et léger. En revanche, ça dit les choses. Elles sont massives, pas anecdotiques, pas de telle famille ou de telle classe sociale. Les violences sexuelles, en général, les violences à l’égard des enfants, l’inceste en particulier, sont extrêmement répandues. Ce qu’il faut, c’est faire en sorte que ça n’arrive plus, qu’on ne viole plus ».

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