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La mangue, le contraceptif de demain ?

La progestérone et les œstrogènes seraient remplacés par le lupéol et la pristimerine qui se trouvent dans la mangue. | © Flickr @Miwok

Société

Des récentes recherches menées à l’Université de Berkeley en Californie ont démontré que la mangue pourrait être un moyen contraceptif efficace qui, à terme, remplacerait la pilule hormonale.

 

Au-delà de la dégustation, le fruit exotique aurait au cœur de sa chair des vertus contraceptives puissantes. C’est en tout cas ce que porte à croire les études menées par le Département de Biologie moléculaire et cellulaire à l’Université de Berkeley, en Californie, publiées en avril.

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Les propriétés de la mangue permettraient de générer une pilule sans hormones. La progestérone et les œstrogènes seraient alors substitués par le lupéol et la pristimerine. Ces substances, qu’on retrouve dans la mangue, sont aussi présentes dans de nombreux autres végétaux tels que les raisins ou les olives.

Une barrière entre le sperme et l’œuf

Leurs propriétés permettent notamment d’éviter l’hyperactivation du sperme, bloquant ainsi la fertilisation potentielle de l’ovule. Les chercheurs ont aussi découvert que l’union de ces deux éléments bloque la progestérone – hormone féminine – dont l’un des rôles principaux est l’activation du canal calcique connu sous le nom de CatSper, qui permet aux spermatozoïdes de parcourir leur chemin sur les sentiers spermiques jusqu’à l’ovule. 

Cette pilule à base de composés naturels n’aurait aucun impact, à long terme, sur la fertilité de l’homme ou de la femme. « Si l’on peut utiliser un composé dérivé de la plante, non toxique et non hormonal en moindre concentration pour prévenir la fécondation, il pourrait potentiellement être une meilleure option », explique Polina Lishko, professeur adjoint de biologie moléculaire et cellulaire à The Independant.

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100% naturel, ce nouveau contraceptif, contrairement aux pilules hormonales, devra cependant être pris par les deux partenaires. Un autre avantage est que sa prise n’est pas quotidienne, et surtout, ne dépend pas d’une heure précise. Il faudra juste la prendre avant les rapports sexuels par l’une des deux personnes, ou uniquement par la femme s’il est consommé après l’acte dans un délai de six heures. Un soulagement énorme quand on sait qu’en Belgique 39% des femmes, entre 21 et 29 ans, qui prennent un contraceptif oral reconnaissent l’avoir oublié au moins une fois au cours du mois dernier, selon une étude menée par Bayer.

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