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Quand les manifestations s’accaparent le haka

Haka gare centrale

Journée internationale des droits de la femme - un haka gare centrale. | © Aris Oikonomou / AFP.

Société

Le haka, la danse connue des rugbymen néo-zélandais, est désormais reprise hors des terrains.

Hier, pour la journée internationale des droits des femmes, des manifestantes se sont rendues à la gare centrale à Bruxelles et ont performé un haka, une danse traditionnelle maori. Réputée pour être performée avant chaque match des rugbymen néo-zélandais, le haka est depuis un petit temps repris dans différents contextes.

Cette année, ce n’est pas qu’en Belgique que le haka a été réutilisé lors de la journée des droits de la femme. Ce fut également le cas à Gênes, ville portuaire située au nord de l’Italie, où des centaines de femmes de tous âges crient au respect des femmes par un haka. En France, l’année passée, ce sont des avocates qui exprimaient leurs revendications par cette même danse lors de la journée du 8 mars.

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Mais la danse n’est pas reprise qu’à cette date

En janvier 2020, d’autres avocates maquillées de traits noirs, s’emparaient du haka pour contester la réforme des retraites devant le tribunal de Bobigny en France. Ou encore au Mans où le personnel soignant de l’hôpital revisitait la danse maori pour réclamer une nouvelle fois des augmentations salariales et de meilleures conditions de travail après la crise du Covid.

Le haka signifie « danse » en maori. Il existe plusieurs sortent de haka et chacune possède ses propres significations. Le haka des All Blacks, l’équipe néo-zélandaise de rugby, a d’abord été pratiqué par des peuples océaniens pendant des fêtes, des cérémonies ou avant de partir à la guerre. L’idée était d’asseoir leur réputation.

Il existe des haka plus violents que d’autres dans les gestes ou la parole. Dans le rugby, le tout premier haka bien différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, s’est produit en 1888 lors d’un match sur terrain britannique. En 1987, il est devenu celui que nous connaissons actuellement. Il faut un Maori, qui gère l’équipe, des cris, des coups poignants et des grimaces.

On vous glisse une vidéo du haka réalisé lors d’un match contre la France. Imposant n’est ce pas ?

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