Le témoignage glaçant du premier homosexuel tchétchène accueilli en France

Le témoignage glaçant du premier homosexuel tchétchène accueilli en France

Le journaliste Hugo Clément a rencontré le premier homosexuel tchétchène accueilli en France. | © Capture d'écran Daily Motion (Non Stop Zapping)

Société

Le tout premier réfugié qui a fui la Tchétchénie pour venir en France a témoigné au micro d’Hugo Clément, journaliste pour Quotidien.

Il y a deux jours, la France a accueilli le premier homosexuel victime des persécutions orchestrées par le régime tchétchène de Ramzan Kadyrov. Au lendemain de son arrivée en territoire français, il raconte l’horreur dans son pays au journaliste Hugo Clément, membre de l’équipe de Yann Barthès et son émission Quotidien, diffusée sur TMC.

« Pas un commissariat, un fort militaire »

Azamat, une vingtaine d’années, a été arrêté par les autorités tchétchènes. Malencontreusement repéré via son numéro – retrouvé par les autorités dans un carnet d’adresses d’un homme qu’il connaissait – le jeune homme a été arrêté à proximité d’un mosquée pour ensuite être transporté vers « une forteresse » qui ne ressemblait pas à un commissariat mais à « un fort militaire ».

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Dos à la caméra, le jeune tchétchène raconte les horreurs subies par les personnes homosexuelles dans son pays « Ma position pendant tout l’interrogatoire était de leur faire croire que j’étais arrêté pour des raisons liées au terrorisme (…) je voulais à tout prix éviter toute conversation sur l’homosexualité. »

J’ai tout fait pour dévier la conversation.

Afin d’échapper à la sentence et pour détourner l’attention des enquêteurs, Azamat raconte avoir prétendu être détenu pour terrorisme et non « pour homosexualité ». Terrorisé à l’idée d’avouer son homosexualité aux autorités et appréhendant les répercussions possibles sur sa famille, il s’est fait passer pour un réfugié islamiste. « Si tu es accusé d’homosexualité, ce n’est pas seulement toi qui est responsable mais toute ta famille », affirme-t-il au micro du journaliste.

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Fin mai, le chef de la diplomatie russe avait affirmé qu’il n’y avait « aucun fait concret » à l’appui des griefs faits à la Russie, de l’ingérence électorale à la persécution d’homosexuels en Tchétchénie, au lendemain d’une rencontre entre les présidents russe et français.

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