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Un ex-gardien de camp de concentration échappe à un procès en Allemagne

Un ex-gardien de camp de concentration échappe à un procès en Allemagne

Friedrich Karl Berger en 1959. | © Jose ROMERO / US DEPARTMENT OF JUSTICE / AFP

Société

Faute de « preuves évidentes », Friedrich Karl Berger ne sera pas jugé pour les crimes dont il était soupçonné.

 

Un ancien gardien d’un camp de concentration, extradé des États-Unis et soupçonné de « complicité de meurtres », va finalement échapper à un procès en Allemagne, faute de « preuves évidentes », a annoncé mercredi la justice allemande. L’Allemand Friedrich Karl Berger, 95 ans et qui vivait depuis 1959 dans le Tennessee sans que personne ne connaisse son passé pendant de nombreuses années, avait été extradé mi-février des États-Unis vers l’Allemagne où il aurait pu être jugé.

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« Après avoir épuisé tous les moyens de preuve, le parquet général de Celle a donc de nouveau classé sans suite la procédure préliminaire en raison de l’absence de soupçons suffisants », a expliqué dans un communiqué Bernd Kolkmeier, porte-parole du ministère public de cette juridiction située en Basse-Saxe. M. Berger était soupçonné par la justice américaine de s’être rendu complice de la mort de prisonniers alors qu’il était gardien entre janvier et avril 1945 dans le complexe concentrationnaire de Neuengamme, au sud-est de Hambourg (nord), et dans un de ses camps extérieurs près de Meppen, en particulier lors d’une opération d’évacuation en mars 1945.

Des documents au fond de la mer Baltique retrouvés

Travaillant sur ce dossier depuis plusieurs années, le parquet général de Celle avait déjà mis fin à la procédure préliminaire à son encontre à la fin du mois de novembre 2020, faute de preuves évidentes. Il avait cependant rouvert le dossier lors de son retour en Allemagne le 21 février mais Friedrich Karl Berger a refusé de livrer un témoignage dans lequel il avouerait sa culpabilité, ne permettant pas d’éclaircir l’affaire.

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Après des années paisibles dans un relatif anonymat, M. Berger a ensuite été confronté à son passé lorsque des documents de l’époque nazie portant son nom qui avaient été retrouvés en 1950 dans un bateau coulé dans la mer Baltique avaient été utilisés par des enquêteurs pour le retrouver.
Des années plus tard, M. Berger avait subi des interrogatoires aux États-Unis lors desquels il avait reconnu avoir été un temps gardien au sein de ce camp, déclarant cependant ne pas avoir eu connaissance de mauvais traitements infligés aux prisonniers ou de décès parmi les détenus : il estime avoir seulement obéi aux ordres.

Ces dernières années, l’Allemagne a condamné plusieurs anciens SS et élargi aux gardiens de camps le chef d’accusation de complicité de meurtre, illustrant la sévérité accrue, quoique jugée très tardive par les victimes, de sa justice. Une poignée de dossiers sont toujours en cours d’étude.

Avec Belga

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