Paris Match Belgique

Après le tollé provoqué par l’émission « Quotidien », Pepita sort pour la première fois du silence

pepita pyramise racisme

L'un des extraits de l'émission Pyramide, publiés par Quotidien.

Société

Pepita réagit pour la première fois aux séquences qui ont fait le tour de la toile cette semaine.

 

Impossible de passer à côté du tollé provoqué par la révélation d’images d’archives du jeu culte des années 90, Pyramide, diffusé entre 1991 et 2003 sur France 2. L’émission Quotidien a en effet ressorti plusieurs extraits malaisants de par leur racisme et leur sexisme envers l’une des co-animatrices, Pepita. Alors que les réactions outrées se sont multipliées sur les réseaux et dans la presse, la principale intéressée a tenu à faire valoir son point de vue.

Elle s’est notamment exprimée dans Le Parisien et sur le plateau de l’émission TPMP. « En choisissant ces images, ils se sont complètement trompés de cible », déclare-t-elle à l’adresse de l’émission Quotidien. Face aux nombreuses dénonciation de misogynie et de racisme et l’apparition du hashtag #Pepita sur Twitter, celle-ci a tenu à déclarer à quel point elle était « montée en pression » et s’était sentie « très en colère » lors du visionnement des extraits diffusés. « J’en tremblais. J’en pleurais de rage. Ils parlaient du non-respect des femmes […] mais la réalité n’était pas du tout celle-là », s’est-elle emportée. « Il suffit de regarder la séquence dans son intégralité pour comprendre qu’elle n’était pas du tout raciste. On en riait entre nous, de bon cœur. Il n’y avait aucun malentendu ni sous-entendu », ajoute-t-elle avant de déclarer : « Je n’ai jamais vécu le manque de respect, la misogynie ou le racisme ».

Lire aussi > Le membre de la famille royale accusé de racisme par Meghan et Harry ne serait pas n’importe qui

L’émission Quotidien en a aussi pris pour son grade. « On va où là ? Qui sont-ils pour parler à ma place ? Il n’y a que moi qui puisse dire si j’ai subi ou pas quelque chose ! », s’est énervée Pepita. « On ne m’a pas demandé mon avis. […] Ça m’a fait beaucoup de mal que ces images sortent comme ça. Depuis la diffusion, je passe ma vie au téléphone, je n’ai pas dormi pendant deux jours », a-t-elle raconté sur le plateau de TPMP.

Sa réaction a laissé de nombreux internautes pantois, l’accusant d’avoir « intégré » le racisme dont elle était victime et même de ne pas défendre la cause des femmes de couleur. D’autres ont préféré rappeler que l’intéressée méritait de partager son point de vue sans adopter le discours attendu. La journaliste féministe Rokhaya Diallo a notamment exprimé l’importance de « laisser place à la parole de la principale concernée » et a ajouté dans son tweet : « Je ne comprends pas nécessairement ce qui l’anime mais n’ayant pas son vécu, je la respecte ».

CIM Internet