Entre 350 et 400 personnes ont assisté à la première Nuit des idées à Bruxelles

Entre 350 et 400 personnes ont assisté à la première Nuit des idées à Bruxelles

La Nuit des idées au Wiels à Forest avait lieu le 26 janvier 2017 | © BELA/AFP PHOTO/ FLORIAN DAVID

Société

La « Nuit des idées » est une initiative française qui a cette année été exportée dans une quarantaine de pays à l’initiative de l’Institut français. Se déroulant en Belgique au centre d’art contemporain le Wiels, à Forest, elle avait pour thème « Repenser le commun » et a ressemblé pour cette première édition bruxelloise plus de 350 personnes.

 

« La Nuit des idées se veut comme une fête de la pensée à la nuit tombante pour découvrir les travaux de chercheurs, intellectuels et artistes, et partager leurs expériences et réflexions dans un format d’échanges ouvert et généreux » , expliquent les organisateurs. Les philosophes Philippe van Parijs, Christian Laval et Maurizio Lazzarato, les artistes Christophe Meierhans et Ivana Müller, le journaliste Karl Van den Broeck et la rectrice de la VUB (Université libre néerlandophone de Bruxelles) Caroline Pauwels, étaient invités à débattre pour cette rendez-vous culturel en Belgique, qui avait lieu simultanément dans 40 pays et 50 villes pour sa deuxième édition. Tous les débats étaient en français et étaient diffusés en live sur le site de l’événement.
Christian Laval a commencé par poser des constats historiques : « Ni le christianisme, ni le rationalisme, ni le socialisme, ni le libéralisme économique, aucune de ces grandes ambitions et aspirations au commun n’ont finalement réussi. Je ne dis pas que les effets ont été nuls, mais les promesses de ces grandes doctrines n’ont pas été réalisées ». Il a parlé de la volonté au lendemain de la crise de 29 et de la Seconde guerre mondiale de se doter de moyens de solidarité et de coopération au niveau planétaire. Il a relevé les limites actuelles de la communauté internationale pour assurer la paix et réglementer les conflits.

Il est ensuite revenu sur l’État social qui visait en partie à répondre aux conflits de classes internes aux pays développés : « Il semble que l’on ait oublié les raisons mêmes de ces édifices qu’ont été les États sociaux car triomphe depuis une trentaine d’année une doctrine qui a d’étroits rapports historiques avec le libéralisme économique. Je vise ici le néolibéralisme. » Il parle de la faillite du néolibéralisme aujourd’hui, d’une vision d’un marché porteur de démocratie non effective, au sens où la globalisation n’a pas amené à la réduction des inégalités entre pays espérée. Face à la montée actuelles des nationalismes qui présage selon lui du pire, il préconise de s’intéresser à la définition de la notion de commun. Caroline Pauwels a par ailleurs noté l’importance du rôle de l’éducation pour rassembler les communautés et lutter contre les inégalités.

 

(Avec Belga)

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