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Cinq choses à savoir sur la fin du roaming

La fin des frais de roaming s'applique uniquement aux 28 pays européens, ainsi que la Norvège, le Lichtenstein et l'Islande. | © Flickr : Dan Ox

Société

L’heure est enfin arrivée. L’Europe met officiellement fin au roaming ce jeudi 15 juin.

Il est fini le temps du roaming, ces frais d’itinérance – supplémentaires au forfait – qui s’appliquaient hors des frontières du pays du consommateur. À partir d’aujourd’hui, les consommateurs européens peuvent utiliser leurs forfaits nationaux depuis un autre État de l’Union Européenne. Et ce, dans les mêmes conditions – ou presque – que depuis leur pays d’origine.

Concrètement, il est donc désormais possible d’utiliser son forfait mobile comme en Belgique, peu importe où l’on se trouve en Europe… À condition d’émettre des communications nationales. Si les voyageurs l’ont longtemps attendu, ce rêve devenu réalité laisse perplexe plus d’un consommateur. Voici quelques choses utilises à savoir sur l’ouverture des frontières de la téléphonie mobile.

Lire aussi : L’UE sonne le glas des frais de roaming

Pays concernés

La fin des frais de roaming s’applique uniquement aux 28 pays européens, ainsi que la Norvège, le Lichtenstein et l’Islande. La Grande-Bretagne, encore dans l’Union européenne jusque 2019, est également concernée. Attention cependant à bien vérifier les conditions de chaque opérateur selon les pays, certains dépassant parfois les minima imposées par la Commission.

La tendance est aussi à oublier que certains pays proches de nous ne font pas partie de l’UE. La Suisse, notamment, Monaco ou encore l’Andorre. Un peu plus loin, d’autres pays non-concernés en passe de devenir des destinations touristiques. Dans les Balkans, comme en Albanie, en Macédoine, au Monténégro, en Serbie ou en Bosnie, l’usage du mobile sera facturé avec un supplément.

Voyager sans frais

Utiliser son forfait mobile depuis la France, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal sera dorénavant possible, sans craindre la facture salée du retour de voyage. En effet, tous les forfaits (dans la limite de ce qu’ils contiennent) sont utilisables sans débourser plus que le prix de votre abonnement lors de vos voyages dans l’Espace économique européen (EEE).

Bien sûr, la vigilance est de mise pour ne pas dépasser les limites de son abonnement. Dépasser son quota, en Belgique comme à l’étranger, impliquera forcément des frais supplémentaires, bien que sur base des prix prévus en Belgique.

Appels, SMS, data : la fin des frontières

Pour les appels téléphoniques proprement dits, le principe est simple : un forfait illimité en Belgique donne droit à des appels illimités depuis n’importe quel pays de l’Union. Si c’est un forfait avec un nombre d’heures limité, ce même nombre s’applique dans les 27 pays. Même principe pour les SMS, mais pas pour les données.

Selon qu’il s’agisse d’un forfait data limité ou illimité, les règles seront différentes et un peu plus complexes. Mais en règle générale, l’utilisation des données mobiles se fera partout au sein de l’UE comme à la maison. Chaque méga ou giga de données utilisé à l’étranger sera déduit du forfait sans surcoût. Un avantage pour ceux qui aiment voyager avec Google Maps et Trip Advisor ou qui préfèrent communiquer via des applications comme Whatsapp ou encore Facebook Messenger.

© IPM Graphics

Appels internationaux VS roaming

Non, la fin du roaming ne signifie pas que tous les Européens pourront s’appeler sans surcoût. Il ne faut pas confondre le roaming avec les appels internationaux.

Le roaming ne s’applique que pour les communications nationales, c’est-à-dire de numéro belge à numéro belge, par exemple. Mais attention, énième piège : appeler de la Belgique depuis l’étranger – lors d’un voyage – ne coûtera plus un sous supplémentaire. En revanche, appeler de la Belgique vers l’étranger restera une communication dite « internationale » et impliquera toujours une sur-taxation.

© AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN.

L’exception des opérateurs virtuels

La fin du roaming concerne tous les opérateurs qui devront stopper les frais d’itinérance en l’indiquant par notification à leurs consommateurs.

Néanmoins, les opérateurs virtuels (Voo Mobile, Lycamobile, Telenet, Mobile Vikings…) qui ne disposent pas des mêmes obligations que les opérateurs classiques en matière de suppression des droits de roaming. Ils peuvent alors imposer une certaine limite quotidienne au niveau des appels et des data. Les abonnés Voo Mobile pourront par exemple « roamer » au sein de l’UE, mais avec une limite : 60 minutes, 60 SMS et 200 Mo de data par jour.

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