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Un couple de « respiriens » ne se nourrit quasiment plus et prône la « nourriture cosmique »

Camila et Akahi donnent des cours de "respirianisme" pour ceux qui souhaiteraient tenter l'expérience. | © Capture d'écran Instagram : ©camipranicwoman.

Société

Camila ert Akahi pratiquent le respirianisme depuis une dizaine d’années. L’ingrédient mystère de ce « régime » quasi mystique : la lumière. À consommer sans modération.

Adieu la nourriture physique, bonjour la nourriture cosmique. Au diable les assiettes et les fourchettes, prenez une profonde inspiration et mettez-vous de la lumière plein la panse. Si la mode de la mono-diète ou du jeûne périodique existe depuis longtemps, le « respirianisme » est une pratique moins répandue et beaucoup plus farfelue.

Camila Castello et Akahi Ricardo sont ce qu’on appelle des « Respiriens ». La table, ils ne la mettent que trois fois par semaine. Leur régime alimentaire hebdomadaire se limitant à trois modestes repas. Au menu : un bouillon de légumes ou un morceau de fruit.

« Alimentation cosmique »

Installé entre la Californie et l’Équateur, le couple de trentenaires appliquent à la lettre ce qu’on appelle plus communément l’inédie ou pranisme. Un régime drastique basé sur la croyance qu’il est possible de vivre dans se nourrir ni boire pendant de longues périodes. Né dans un contexte le plus souvent religieux, voire mystique, le respirianisme fait de plus en plus d’adeptes.

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En couple depuis 2005, Camila et Akahi sont passés de végétariens, à vegans, avant de découvrir le « repirianisme » en 2008. Pour encourager les timides à se lancer dans l’aventure, ils prêchent la parole du « food-free life » (pour « une vie sans nourriture »). Avoir faim ? Tous deux affirment ne plus savoir ce que c’est. Finis les gargouillis intestinaux et autres salivations excessives. Soutenus par une « alimentation cosmique », les heureux respiriens survivent sur « l’énergie qui existe dans l’univers et en eux-mêmes », déclarent-ils dans les colonnes de The Independent.

Les êtres humains peuvent facilement vivre sans nourriture, tant qu’ils sont connectés à l’énergie qui existe en toute nature et à travers la respiration.

Trois ans. C’est la période pendant laquelle les deux amoureux affirment ne rien avoir mangé, avant de reprendre un minimum d’alimentation. Camila précise qu’elle ne s’est nourrie que cinq fois durant sa première grossesse. « Pendant trois ans, Akahi et moi n’avons rien mangé du tout. Aujourd’hui, nous ne mangeons que de temps en temps comme si nous étions dans une situation sociale ou simplement dans l’envie de déguster un fruit », explique Camila.

Respirianisme contre charlatanisme

Incroyable mais vrai (ou pas vrai), le « respirianisme » vient souvent rimer avec « charlatanisme ». Faisant abstraction des limites de la physiologie humaine, ce régime radical est souvent pointé du doigt, notamment par le National Health Service (NHS) qui dénonce qu’au vu des 6.4% de Britanniques qui présentent des troubles de l’alimentation, de telles « revendications » apparaissent dangereuses.

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Malgré les risques de sous-nutrition maintes fois spécifiés et cliniquement prouvés, les respiriens affirment que se nourrir de « prana » (énergie vitale invisible qui imprégnerait l’univers, selon la tradition) ne présente aucun danger. « Avec mon premier enfant, j’ai pratiqué une ‘grossesse respiratoire’. La faim était devenue une sensation inconnue pour moi, je ne me nourrissais que de lumière », raconte Camila. « Mes tests sanguins au cours des trois trimestres étaient impeccables et j’ai donné naissance à un bébé en très bonne santé. » Quant à Akahi, il affirme se sentir en meilleur santé depuis qu’il ne mange plus.

Je me sens plus sain et heureux que jamais je ne l’ai été auparavant.

Vivre sans limite

Parents de deux enfants (5 ans et 2 ans), Camila et Akahi n’ont pas souhaité leur imposer ce régime extrême. « Nous leur laissons manger tout ce qu’ils veulent, qu’il s’agisse de jus, de légumes, de pizza ou de glaces », expliquent-ils. « Nous voulons qu’ils explorent les différents goûts et qu’ils aient une relation saine avec la nourriture au fur et à mesure qu’ils grandissent. » Ne souhaitant pas « forcer leur rythme », le couple espère que leur bambins se dirigeront progressivement vers ce mode d’alimentation. 

I’m so happy to welcome you to my life and to also have the opportunity to expand upon my perspective 💕 Our natural state as human beings is to be nourished and open and aware of this Prana – life source energy – that is inside of us and all around us, in everything that exists. You don’t have to stop eating to experience this connection – in fact, if you learn to view your physical nourishment as Prana as well, then you will be doubly nourished and energized. The Conscious Breath is the best tool we can use to access this energy source to nourish us, in body, mind, emotions, and soul. In our Programs (The 8 Day Process and Pranic Woman Program) we teach people to increment the energy they receive through conscious breathing techniques and physical exercises When the body has more energy, it’s sharper and can filter the information it receives (like thoughts, or emotions) and be self-regulating. We can also self-heal through these techniques, improve our relationship to ourselves and with others, energize our cells, physically rejuvenate, improve our psychological and emotional state, and feel a greater connection to the “God-source”, or Universe, or our Higher Self (however you feel best calling it). If you want to read more I invite you to check out this link: https://m.facebook.com/AkahiCamila/ 🌹 💖 www.PranicWoman.com 🦋 Infinite love for you

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Camila insiste enfin sur la liberté que lui procure cette privation de nourriture. « C’est un sentiment de liberté incroyable que de ne plus être dépendant ni attaché à la nourriture », dit-elle. Et d’ajouter que tout ce qu’ils ne dépensent pas dans les courses alimentaires, ils l’utilisent notamment pour des voyages et autres explorations en famille. « Il ne s’agit pas de ne plus jamais manger mais de comprendre la nourriture cosmique (pas seulement la nourriture physique) et de vivre sans limites. »

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