Paris Match Belgique

Ce que les Français pensent de la Belgique

Les relations entre Belges et Français ont pris un caractère folklorique accru depuis la demi-finale de la Coupe du monde perdue par les Diables rouges face aux Bleus en 2018. Ce jeudi 7 octobre, l’« heure de la revanche » est arrivée. | © Daina Le Lardic / Isopix

Société

Auteur notamment des Secrets de la Belgique (éd. Perrin, 2014), l’historien français Pascal Dayez-Burgeon livre pour Paris Match une analyse piquante du Plat Pays vu de France. Il se montre joyeusement irrévérencieux, voire un brin iconoclaste, quand il aborde ce regard du sud sur le royaume du cœur de l’Europe.

Normalien, agrégé d’histoire et ancien élève de l’ENA, Pascal Dayez-Burgeon (*) a été diplomate en Corée, dans le Pacifique sud et à Bruxelles. Il est l’auteur d’ouvrages sur Byzance, la monarchie et la Corée dont il est un spécialiste.
Son statut de « Belge d’origine », naturalisé français à l’âge de 7 ans, permet à l’ancien diplomate une observation polymorphe du Plat Pays, analyse à la fois caustique et bienveillante.

Les Français, souligne-t-il, maîtrisent peu, le mot est faible, le système institutionnel et monarchique belge, comme ils ignorent celui des Pays-bas et du Luxembourg. Le Benelux, qu’il aime par ailleurs en Européen convaincu, en prend parfois pour son grade.
Quant à la monarchie, l’historien qui fut aussi chercheur s’y intéresse sans parti pris, comme un objet d’études. On assiste, assure-t-il, à une « monarchisation » de certains pays dont la Corée du Nord. Une monarchisation qui ne dit pas son nom.
Les monarchies institutionnelles classiques, à force d’être réduites à un rôle protocolaire strict, à force surtout, insiste-t-il, de se banaliser, risquent de sombrer un jour.
Dans le même temps, il rappelle que les roi des Belges et d’Espagne, Philippe et Felipe, contribuent à développer sinon le faste, du moins la rigueur et la transparence qui s’imposent à une institution souvent associée à un reflet fleur bleue. Il confirme dans la foulée que, parmi les stars qui font vendre aujourd’hui, les têtes couronnées rivalisent avec les dieux de Hollywood ou du Stade, et ce de façon prolongée. Il en ausculte régulièrement la chair et en valorise l’épaisseur, souvent négligée, omise, méprisée. « La monarchie », dit-il, « est une institution qui en Europe est souvent tournée en ridicule, pour faire pleurer dans les chaumières. Or, comme toutes les institutions, elle mérite une étude sérieuse. »

Un entretien avec Emmanuelle Jowa

Paris Match. Selon vous, quel regard les Français portent-ils sur la Belgique ?
Pascal Dayez-Burgeon. Le Français moyen a souvent tendance à présenter le Belge comme un provincial, sympathique mais hors du coup. Il n’en retient que le côté folklorique : les gaufres, la bière, les frites et le week-end à Bruges. Très rares sont ceux qui connaissent Liège, Namur ou même Anvers. Et ils n’ont pour la plupart jamais entendu parler de « L’Agneau mystique », le chef-d’œuvre des frères Van Eyck, visible à Gand. C’est quand même dommage ! Détail symptomatique ? Les Français sont incapables de se moquer « correctement » des Belges et, notamment, de l’accent, qu’ils ne saisissent pas et imitent terriblement mal.

Quelle est la perception en France du système politique belge, cette représentation proportionnelle si différente du système hexagonal ?
Pour le Français, dois-je vous dire que comprendre le schéma institutionnel belge n’est pas simple ?

C’est un euphémisme, non ?
Oui. Quand un ministre français cherche à s’entretenir avec un homologue belge, il a le plus grand mal à savoir à qui s’adresser : l’État, la Région, la Communauté ? Cette complexité ne facilite pas la connaissance du pays par l’opinion. À cette complexité politique, ajoutons du côté des Français une très grande difficulté à se plonger dans un autre univers linguistique, qu’il s’agisse d’ailleurs de la Belgique ou d’un autre pays. La journaliste Anne-Sophie Lapix sur France 2 ne sait toujours pas comment se prononce correctement le nom d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Ni Anvers, qui devient « Anver », ni Bruxelles, qui est encore prononcé « Bru-x-elles ».

Le mot « Maastricht » est lui aussi régulièrement massacré depuis des lustres. Tout un symbole ?
Effectivement, Les Français n’écoutent pas l’étranger. La Belgique est un pays bilingue, trilingue même, et est nourri culturellement par les langues étrangères. Les Belges parlent mieux les langues que les Français. Je tiens à souligner la qualité des interprètes à la Commission et au Conseil de l’Europe. Ce sont souvent des Flamands, des gens extraordinaires qui parlent trois ou quatre langues, parfois plus. Les interprètes belges sont de grande qualité. Tout ça pour rappeler que le multilinguisme est un pilier fondamental de nos institutions internationales, évidemment.

Lire aussi > Les Bruxellois maîtrisent toujours moins le néerlandais

Les francophones en Belgique maîtrisent encore trop peu le néerlandais. Les Flamands, quant à eux, attendent davantage d’efforts. Ne faudrait-il pas rendre les deux, voire les trois langues officielles obligatoires ?
Ce fossé existe, c’est une réalité, de fait un peu absurde. Lorsque je vais à Anvers, on accepte de me parler français car j’ai un accent français. Mais mes amis belges francophones, eux, n’ont pas droit à cet honneur. Il est dommage que les Flamands et les Wallons, des gens de qualité, perdent leur temps à ces enfantillages. Les nationalistes extrémistes profitent de cette tension et la nourrissent. Cette exploitation de la question linguistique me semble une terrible perte de temps et d’énergie. Je ne me permettrai pas de donner des leçons aux Belges. Mais j’aimerais en profiter pour rendre hommage aux immigrés qui, dans le commerce, font souvent l’effort d’apprendre le flamand et le français, en plus de leur langue natale et de l’anglais. Ces nouveaux Belges sont de vrais Belges.

Normalien, agrégé d’histoire et ancien élève de l’ENA, Pascal Dayez-Burgeon a été diplomate à Bruxelles, en Corée et dans le Pacifique Sud. Il est l’auteur d’ouvrages sur la Belgique (2014), la monarchie, Byzance et la Corée, dont il est un spécialiste. ©DR

La culture belge, sa richesse, est liée aussi largement à cette variété linguistique.
J’en suis persuadé. J’avoue que mon accès à la culture flamande s’est limité au 7e Art. Le cinéma flamand m’est souvent apparu très créatif. Je trouve regrettable qu’il ne soit pas vu davantage par les francophones, et vice versa. Pour revenir aux soucis linguistiques, j’ai découvert que Tintin avait été traduit en portugais avant d’être traduit en flamand.Même chose pour Marc Sleen, totalement inconnu en France. C’est Peyo qui a tout compris dans son excellent album « Schtroumpf vert et vert Schtroumpf » – pardon : « Smurfe koppen en koppige Smurfen » –, qui date de 1973. La Belgique est un village schtroumpf où tout le monde parle schtroumpf, mais où ni les Schtroumpfs du sud, ni les Schtroumpfs du nord ne l’acceptent.

Vous regrettez que certains Flamands se replient sur eux-mêmes ?
Les Flamands qui prétendent ne pas parler le français le parlent souvent très bien. Comme Jan Jambon, qui s’exprime parfaitement à la télévision française. Il est tout à fait logique que les Flamands défendent la cause du flamand, mais il est bien dommage de le faire contre le français et pas avec le français. Car la Belgique est en train de devenir un pays anglophone. L’anglais prédomine dans le quartier européen de Bruxelles et se répand en Wallonie et en Flandre pour parler à l’autre communauté. Avouons que c’est paradoxal !

Dans votre livre sur la Belgique, vous évoquez la carrure d’Elio Di Rupo, que vous qualifiez d’« Obama belge ».
Absolument. Cet immigré italien en terre wallonne a un parcours remarquable. Il est en quelque sorte issu de la « minorité de la minorité » et est devenu Premier ministre. Bart De Wever avait déclaré qu’il parlait très mal le flamand, mais Elio Di Rupo a fait de gros efforts. Ses positions sont fidèles à une certaine idée du progrès de la Belgique. Son éternel nœud papillon, sa bonhomie, son sens du contact, son désintéressement lui ont valu une certaine popularité en France. J’ai également été impressionné par Sophie Wilmès en tant que Première ministre. D’abord parce que c’était la première fois qu’une femme politique atteignait ce niveau de responsabilité en Belgique. Elle l’a fait avec classe, détermination et détermination linguistique. Je m’en voudrais de ne pas mentionner aussi Petra De Sutter au gouvernement fédéral (vice-Première ministre et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques, des Télécommunications et de la Poste), qui est remarquable d’intelligence et d’accessibilité. Et dont le parcours de personnalité transgenre est étonnant. Il n’y a qu’en Belgique que ce type de personne est promue. Je ne serais pas surpris que les femmes contribuent au renouveau politique en Belgique.

Il y a déjà eu nombre de femmes ministres en Belgique.
Oui, mais leurs responsabilités vont croissant. Elles ont de l’envergure, assurément.

« Son éternel nœud papillon, sa bonhomie, son sens du contact, son désintéressement ont valu à Elio Di Rupoo une certaine popularité en France. J’ai également été impressionné par Sophie Wilmès en tant que Première ministre. D’abord parce que c’était la première fois qu’une femme politique atteignait ce niveau de responsabilité en Belgique. Elle l’a fait avec classe, détermination et détermination linguistique. Je m’en voudrais de ne pas mentionner aussi Petra De Sutter au gouvernement fédéral (vice-Première ministre et ministre entre autres de la Fonction publique), qui est remarquable d’intelligence et d’accessibilité. Et dont le parcours de personnalité transgenre est étonnant. Il n’y a qu’en Belgique que ce type de personne est promue. » © Daina Le Lardic / Isopix

La Belgique est considérée comme plus progressiste que son voisin d’outre-Quiévrain. Elle est particulièrement à la pointe sur les questions éthiques : mariage gay, procréation médicalement assistée, euthanasie, IVG…
Je crois que cela tient à la logique du compromis, l’une des caractéristiques de la Belgique. Le pays est avant tout une agglomération de communes, de communautés, de régions, etc. On y a superposé un État au XIXe siècle, mais l’histoire de la Belgique a toujours été communale et fédérale. La fédéralisation du pays a renoué avec le passé. C’est un compromis permanent. À ce titre, il est plus facile d’accorder aux minorités les droits qu’elles revendiquent. Le mariage gay ou l’euthanasie sont beaucoup moins lourds à mettre en place en Belgique que dans un pays très centralisé comme la France, où les droits théoriques l’emportent sur la pratique.

Parce que l’histoire de la France est différente et que, comme toute grande puissance, elle vit figée sur certains acquis ?
Sans doute. Le particularisme belge tient à son localisme. Les gens se connaissant et, globalement, s’entraident. Pour l’Europe, c’est un exemple intéressant. Cette dimension rapproche la Belgique des États-Unis par certains aspects, et aussi certains États, bien sûr. L’Amérique, comme disait Tocqueville, est une addition de communautés. Et comme aux États-Unis, progressisme et réaction coexistent en Belgique, comme l’atteste le parti extrémiste Vlaams Belang.

Vous rappelez régulièrement le caractère centralisé de l’État français et celui, forcément multiple, de la Belgique. Comment analysez-vous la gestion de la crise sanitaire en France et en Belgique, notamment en termes de communication ?
La situation a été et reste très complexe partout et il est très facile de donner des leçons, ce que je ne voudrais surtout pas faire. En France, le message était au moins centralisé et donc plus accessible. C’est l’avantage d’un État de ce type : on a droit à une communication compacte. En Belgique, malheureusement, il ne semble pas que cela ait été le cas. Du coup, pour les étrangers du moins, tout a semblé un peu confus. Le site de l’ambassade de France en Belgique et celui du ministère des Affaires étrangères belges n’étaient pas toujours « raccord ». Se déplacer de Belgique en France était devenu assez complexe.

Comment imaginez-vous l’avenir de la Belgique ?
La situation n’y est pas simple mais je ne vois pas quel bouleversement pourrait, par exemple, conduire à l’abolition de la monarchie, à moins qu’un parti extrémiste ne prenne soudainement le pouvoir. Je ne vois guère en Belgique de républicains assez convaincus. Compte tenu de l’attachement traditionnel des Flamands à l’Église et à la monarchie, la N-VA ne semble plus déterminée à abolir cette dernière. Mais si la Belgique devenait une vraie confédération, les Belges pourraient s’accommoder d’une monarchie totalement protocolaire, comme dans les pays scandinaves. Jusqu’ici, ayant été épargnée par les scandales financiers, la monarchie belge garde une bonne image dans l’opinion. Ni Albert II ni Baudouin n’ont jamais été accusés de détournement de fonds. La reine Fabiola a été très critiquée pour sa fondation Pereos, mais c’est tout. La dynastie jouit d’une réputation d’intégrité. Ce sont des gens honnêtes qui assurent leur travail et font preuve d’empathie auprès des victimes d’attentats ou de phénomènes naturels. Pourquoi s’en débarrasser ?

Vous décrivez la monarchie belge comme « louis-philipparde, c’est à dire libérale et profondément bourgeoise au sens social du terme ». Comment les Français la perçoivent-ils aujourd’hui ?
Cela ne les intéresse pas et ils la connaissent mal. Lorsque je travaillais à Bruxelles, mon bureau était situé au-dessus d’un cabinet ministériel à l’entrée duquel trônaient un portrait officiel du roi et de la reine des Belges. Les visiteurs français me demandaient régulièrement qui figurait sur ces portraits. Mes concitoyens n’ont aucune idée du régime de la Belgique ou des Pays-Bas, sauf pour une petite fraction de la population qui suit de près les têtes couronnées. Les monarchies qu’ils connaissent le mieux sont la britannique et Monaco. Un peu l’Espagne et, de très loin, la Suède. J’ai enseigné à Sciences po et je peux vous dire que les étudiants n’ont pas la moindre idée du fait que le Benelux ou les pays scandinaves peuvent être des monarchies. Et quand je dis à des confrères que j’ai écrit un livre sur la reine Astrid, ça les fait rire.

Pascal Dayez-Burgeon quant à l’avenir de la monarchie belge : « La dynastie jouit d’une réputation d’intégrité. Ce sont des gens honnêtes qui assurent leur travail et font preuve d’empathie auprès des victimes. Pourquoi s’en débarrasser ? » ©DR

Dans les années 1960 pourtant, la princesse Paola a fait l’objet de nombreuses couvertures de magazines internationaux, dont celle de Paris Match, à moult reprises d’ailleurs.
À l’époque, le royaume de Belgique était plus connu en France qu’il ne l’est aujourd’hui. Le souvenir d’Albert Ier était encore très présent. Il y a encore de nombreux boulevards à son nom. Mais la Grande Guerre remontant désormais à un siècle, il est progressivement sorti des mémoires. Il en va de même pour la reine Astrid. On trouve encore en France une quarantaine d’hôtels qui portent son nom, mais son souvenir s’estompe. Le roi Philippe a appelé sa fille aînée Élisabeth, comme son arrière-grand-mère, et non Astrid, comme sa grand-mère et sa tante. De nos jours, aux yeux des Français, la monarchie belge a perdu son aura. Quand Baudouin est mort, les Français ont été très surpris de voir des dizaines de milliers de personnes assister à son enterrement. Et amusés de découvrir, lors de la prestation de serment d’Albert II puis de Philippe qu’il existait encore un pays où l’on crie « Vive le Roi ! » L’hebdomadaire Charlie Hebdo s’en était même gaussé.

L’histoire de France justifie naturellement l’attitude des Français vis-à-vis de la monarchie. Mais une nostalgie du système transparaît, dit-on…
Charlie Hebdo n’est pas le seul à se moquer de la monarchie belge. Les humoristes s’en donnent à cœur joie, ou encore Le Canard enchaîné. C’est à lui qu’on doit le « peignoirgate » ou « thalassogate » du roi Philippe. Pour le Français, la monarchie, c’est vieux. Il est vrai qu’on décrit souvent la Ve République comme une « monarchie républicaine », mais c’est confondre pouvoir et hérédité. Une monarchie, c’est l’hérédité. Aucun président de la République française n’est héréditaire. Nos présidents disposent en revanche d’un pouvoir fort, héritage de l’empire napoléonien, puis du régime gaulliste. Mais il n’y a plus de monarchistes. Un candidat monarchiste un peu ridicule, Bertrand Renouvin, s’est présenté à l’élection présidentielle de 1974 ; il n’a même pas obtenu 50 000 voix. Et depuis, ils sont inexistants. En revanche, le public français a une vraie fascination pour la monarchie britannique, et une sorte d’intérêt moqueur pour Monaco, qui est la version people du genre. Les monarchies en général n’intéressent ni les jeunes, ni les intellectuels. Ce qui fascine le grand public, dans la vie politique au sens large comme ailleurs, ce sont les drames, les stars, les scandales.

On a parlé souvent de la monarchie en Belgique comme d’un « ciment » pour le pays. Un terme galvaudé, souvent mal employé. Faudrait-il davantage mettre en avant son rôle iconique, symbolique ?
C’est une institution commune aux deux parties du pays, un symbole institutionnel de la Belgique. Jacques Brel et Tintin sont de grands symboles, mais pas des institutions. Les Flamands se méfient d’une dynastie qu’ils jugent francophone. Les francophones, dans leur majorité, la voient, me semble-t-il, sans animosité, avec un certain recul. En définitive, la monarchie continue de lier le nord et le sud du pays. C’est un pari gagnant.

Comment résumeriez-vous la Belgique, à laquelle vous avez consacré un livre très enlevé ?
C’est à la fois un casse-tête chinois et un laboratoire de créativité.

On présente parfois encore le Belge comme « modeste », faisant preuve du moins d’une forme d’humilité ou d’accessibilité, et pratiquant volontiers l’autodérision, l’autodépréciation. Est-ce là aussi une simple image d’Épinal ?
Le Belge n’est pas si modeste et il est très patriote. Il faut tordre le cou à ce cliché du Belge « gentil ».

Vous voulez dire que « communicatif » ou « exubérant » à ses heures ne veut pas dire « nunuche » ?
Bien sûr, la gentillesse est là. À l’hôpital, par exemple. Mais dans certaines administrations, l’amabilité n’est pas plus grande qu’en France.

On prétend que le Belge serait moins patriotique, en raison peut-être de la taille du territoire, de l’obligation encore de s’ouvrir sur le monde, en raison de son histoire aussi…
Je le trouve paradoxalement assez content d’être belge.

Entretien long dans Paris Match Belgique, édition du 30/09/21

(*) Pascal Dayez-Burgeon a été diplomate en Corée de 2001 à 2006. Il est auteur notamment de « La dynastie rouge », aux éditions Perrin (2016) – traduit en coréen en 2019 -, de « L’Histoire de la Corée des origines à nos jours » (Tallandier, dernière réédition 2021) et co-auteur de l’ouvrage « De Séoul à Pyongyang : idées reçues sur les deux Corées » (Le Cavalier bleu). Ses deux derniers livres aux éditions Perrin : « Byzance la secrète » (2017) et « Les secrets de la Belgique » (2014).

©DR

 

 

CIM Internet