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Un étudiant sur sept commence à s’automutiler pendant ses études supérieures

étude KU Leuven

Des résultats édifiants. | © Unsplash

Société

Une étude de la KU Leuven a tenté de cerner ce phénomène

Un étudiant sur sept commence à s’automutiler au cours de ses études supérieures, selon une étude de la KU Leuven que relaie la VRT vendredi sur son site internet. « Le tabou et la stigmatisation qui entourent l’automutilation sont encore très nombreux », explique le psychologue et chercheur Glenn Kiekens. Via un questionnaire en ligne, la KUL a tenté de cerner l’ampleur du phénomène de l’automutilation. Durant une période s’étendant de 2014 à 2018, les chercheurs ont avant tout cherché à s’intéresser aux personnes qui la pratiquent, aux raisons qui les motivent ainsi qu’aux endroits où elles le font.

Les résultats montrent qu’un étudiant sur sept commence à se mutiler au cours de sa scolarité supérieure. Parmi ce groupe, plusieurs gradations existent. On y retrouve à la fois des personnes n’ayant « expérimenté » l’automutilation qu’une seule fois et d’autres qui franchissent le pas plus fréquemment. 7% des étudiants indiquent également qu’ils se blessent plus fréquemment : au moins cinq fois sur l’année écoulée.

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« Ces chiffres signifient que nous devons prendre le phénomène très au sérieux », analyse le chercheur Glenn Kiekens. « On pense encore trop souvent que les personnes qui s’automutilent sont juste à la recherche d’attention, mais ce n’est pas le cas. Il s’agit principalement d’un signal indiquant qu’une personne est en difficulté et recherche un moyen de gérer ses émotions et ses pensées négatives. Je conseille aux parents et aux amis d’écouter de manière ouverte et d’entamer la conversation, et si nécessaire de faciliter la démarche vers une aide professionnelle. »

Par Belga 

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