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Tentative d’attentat à Bruxelles : Ce qu’il faut savoir sur l’incident

Un léger mouvement de panique a précipité les usagers hors de la gare centrale. | © BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Société

Ce mardi soir, un homme a déclenché un explosif dans la gare centrale. L’évènement est d’ores et déjà qualifié de tentative d’attentat.

 

 Ce mardi soir, peu avant 21 heures, une explosion aurait retenti au niveau moins un de la gare centrale, à quelques mètres de l’entrée des voies. C’est un homme muni d’explosifs qui est à l’origine de l’incident. « Je descendais pour aller sur le quai. J’ai entendu quelqu’un crier. Un homme a la tete ronde, portant un jeans. Il disait que les djihadistes existeront toujours. Il a aussi crié Allah akbar. Puis il a fait exploser le trolley à côté de lui mais il n’a pas été blessé. J’ai senti la vague de chaleur, ça tremblait. L’explosion n’était pas vraiment forte mais j’ai ressenti le souffle. De la fumée sortait de la valise », raconte Nicolas Van Herreghem, agent de triage de 35 ans, dont les propos sont rapportés par la DH.

Pour moi il visait les voyageurs, un endroit où plus de gens sont à quai pour faire des victimes. – Nicolas Van Herregehem, témoin.

L’information selon laquelle l’homme aurait crié « Allahu Akbar » a été dépuis confirmée par le Parquet fédéral, qui s’est emparé de l’affaire, attestant du sérieux de l’évènement. S’il n’a aucune information sur l’identité de l’individu, il atteste qu’il s’agit bien d’un homme.

« Il y a eu une petite explosion vers 20h30 dans la gare centrale » a décrit le porte-parole du parquet lors de sa conférence de presse. « Les militaires ont rapidement pu maîtrisé l’individu. Nous ne savons pas si l’individu est décédé », a ajouté le Parquet.

Des militaires avaient manifestement repéré un comportement suspect chez l’homme, raison pour laquelle l’homme aurait agi précipitamment. Il est ensuite descendu sur le quai. Les forces de l’ordre l’ont rapidement intercepté, lui tirant dessus. L’homme, toujours soupçonné de porter des explosifs – des fils seraient visibles sur son corps, mais on parle surtout à l’heure actuelle d’un bagage à roulettes -, serait pour l’instant toujours au sol, ne pouvant être secouru avant l’arrivée des démineurs. Il est néanmoins toujours vivant.

Aucun autre blessé n’est à déplorer et le niveau de menace est maintenu à 3.

Le Premier ministre Charles Michel s’est exprimé sur Twitter, saluant le professionnalisme et le courage des militaires, du personnel de la STIB et des forces de l’ordre. Un conseil de sécurité national se tiendra demain matin, à neuf heures.

©AFP PHOTO / Emmanuel DUNAND – Une ambulance à l’extérieur de la gare centrale.

Mouvement de panique

« Je déposais une amie à la gare quand des gens ont commencé à courir. Ils criaient ‘un attentat, un attentat !’, d’autres ‘c’est un feu d’artifice’. Les gens ont commencé à se cacher partout, derrière les escalators. D’autres ont voulu fuir en courant sur les rails. Un train est même passé à côté d’eux sans s’arrêter. On a finalement été secourus par un conducteur qui nous a fait monter dans son train et nous a conduits à la gare du Midi« , raconte un autre témoin à la DH.

©BELGA PHOTO THIERRY ROGE – Le périmètre aux alentours de la gare centrale a rapidement été sécurisé.

Sur place, après un léger mouvement de panique de la part des usagers, tout est désormais sous contrôle des forces de police. « Il n’y avait pas d’endroit où partir, car les portes ont fermé à 20h », expliquent trois témoins flamands, interrogés par la Dernière Heure. « Il y avait de la fumée partout. On a dû lever les bras pour partir quand la police est arrivée. (…) On a eu la peur de notre vie. Physiquement, on est ok. Mentalement, beaucoup moins… ».

Toute la gare serait actuellement fouillée afin d’écarter tout danger supplémentaire. Il se pourrait qu’un autre engin explosif s’apprête à être neutralisé, comme l’indique un tweet du centre de crise. L’infrastructure féroviaire n’aurait pas été touchée par l’évènement. La gare du Nord a été fermée, tandis que celle du Midi reste accessible.

©BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ – Le ciel bruxellois ce mardi soir.

La rumeur s’était d’abord propagée aux alentours de la Grand’place, mais les lieux étaient très calmes, bien que la place ait été évacuée ensuite par les policiers. On y tient toujours les passants à distance. Une heure et demie après les faits, un hélicoptère continue de survoler le centre-ville de la capitale.

Des covoiturages s’organisent déjà à Bruxelles pour les navetteurs, notamment ceux restés un peu plus tard dans la capitale pour assister à un concert.

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