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Le FBI enquête sur les mystérieuses lettres d’un « tueur du Zodiaque chinois »

Le FBI enquête sur les mystérieuses lettres d’un «tueur du Zodiaque chinois»

Image d'illustration. | © DR.

Société

Le FBI a confirmé qu’il enquêtait sur les lettres reçues par plusieurs médias locaux dans lesquelles une personne dit être « le tueur du Zodiaque chinois ».

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

Le FBI a confirmé au magazine People qu’il enquêtait sur plusieurs lettres reçues par des médias locaux de l’Etat de New York, de la part d’une personne s’identifiant comme « le tueur du Zodiaque chinois ». Un porte-parole du bureau extérieur d’Albany a déclaré qu’il n’y avait actuellement aucune menace pour la communauté mais a demandé aux médias locaux concernés d’être en alerte si d’autres lettres venaient à être envoyées. Il n’a pas donné de détails sur le contenu de ces courriers et les stations ont reçu pour instruction de ne pas les ouvrir afin d’aider à préserver les preuves potentielles d’ADN.

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Le « tueur du Zodiaque » a assassiné au moins cinq victimes (mais le nombre pourrait monter à 30) à San Francisco et dans ses environs à la fin des années 1960 après avoir envoyé une série de lettres cryptées aux médias, les menaçant de violence si elles n’étaient pas publiées. Parmi les médias à l’époque, qui avaient reçu ces courriers, se trouvait le Albany Times Union, qui a précisé cette fois-ci n’avoir rien reçu de la part du « tueur du Zodiaque chinois ».

« Je ne suis pas mort ni à l’hôpital »

Au cours de sa traque, le « tueur du Zodiaque » n’a cessé de jouer avec la police, communiquant avec elle pour mieux l’humilier, lui envoyant notamment des codes secrets à déchiffrer. Mais jamais, ce mystérieux criminel n’a été retrouvé. En décembre 2020, le code « 340 Cipher », nom donné en raison des 340 caractères qu’il contient, a pu être résolu grâce à un groupe de trois amateurs venus des Etats-Unis, d’Australie et de Belgique, qui se penchent sur cette affaire depuis des années. « J’espère que vous vous amusez bien en essayant de m’attraper… Ce n’était pas moi dans l’émission de télé. Ce qui m’amène à parler d’une chose à mon sujet. Je n’ai pas peur de la chambre à gaz, car elle m’enverra plus rapidement au paradis. Car j’ai maintenant assez d’esclaves pour travailler pour moi, alors que les autres n’ont rien quand ils arrivent au paradis ; c’est pour ça qu’ils ont peur de la mort. Je n’ai pas peur car je sais que ma nouvelle vie sera facile au paradis. La vie c’est la mort », dit le fameux message, qui malheureusement ne donne aucune information sur l’identité du meurtrier.

Le San Francisco Chronicle expliquait en 2020 que les esclaves dont il est question sont les victimes du meurtrier. Il avait déjà parlé d’elles dans un autre message codé, « 408 Cipher », qui avait été facilement déchiffré en 1969 par un enseignant et son épouse. Il y disait notamment « aimer tuer parce que c’est tellement drôle ». Quant à l’évocation des chambres à gaz, dans le « 340 Cipher », il fait référence au coup de téléphone d’un homme lors d’une émission de télévision, qui avait affirmé être le Tueur du Zodiaque et avait confié être effrayé par les chambres à gaz.

Ces codes chiffrés sont principalement créés à partir de symboles qui correspondent à des lettres. Deux autres codes restent encore à déchiffrer, dont un commençant par « Mon nom est… ». Le seul suspect à avoir été nommé par la police fut un certain Arthur Leigh Allen, vétéran de la Marine et condamné pour abus sur mineurs. Il est mort à 58 ans d’une crise cardiaque en 1992 et la police n’a jamais eu le temps de trouver assez de preuves contre lui. L’un des éditeurs du Albany Times Union a lui aussi un temps été soupçonné. Il est mort en 2004. En 1973, le journal avait par ailleurs reçu ce message : « Vous vous êtes trompés, je ne suis pas mort ni à l’hôpital, je suis en vie et je vais bien et je vais recommencer à tuer. Voici ici le nom et l’adresse de ma prochaine victime. Mais vous avez intérêt à vous dépêcher parce que je vais la tuer le 10 août à 17 heures, avec un changement d’endroit, à Albany, une jolie ville ».

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