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En Amazonie, le père Noël arrive en… bateau

Ce qui lui permet d'aller à la rencontre de communautés pauvres de "Ribeirinhos", familles vivant sur les rives du fleuve Amazone. | © Photo by MICHAEL DANTAS / AFP

Société

Au coeur de l’Amazonie brésilienne, pas de traîneau pour le père Noël: juché sur la proue d’un grand bateau à moteur, il salue les enfants qui l’attendent de pied ferme sur la rive.


Son habit rouge et blanc tranche avec le vert émeraude de la plus grande forêt tropicale du monde et les eaux brunes du fleuve Solimoes. « Joyeux Noël! », s’écrie-t-il avant d’accoster, agitant une clochette, dans la localité de Parana da Terra Nova, à 24 km de Manaus, la plus grande métropole amazonienne. Dans le cadre d’une opération de l’association Amigos do Papai Noel (Amis du Père Noël), il va à la rencontre de communautés pauvres de « Ribeirinhos », familles vivant sur les rives du fleuve, à 24 km de Manaus.

Quand il met enfin pied à terre, après trois heures de navigation, ce père Noël pas comme les autres ouvre grand les bras pour accueillir les bambins qui accourent vers lui. « On ne peut pas changer le monde, mais on peut faire sourire des enfants à Noël », confie à l’AFP Jorge Alberto, 57 ans, emmitouflé dans son épais costume, son bonnet à pompon et sa barbe postiche blanche, malgré une chaleur étouffante.

Photo by MICHAEL DANTAS / AFP

Et pour apporter les cadeaux à ceux qui vivent dans les zones les plus isolées, il doit parfois affronter un vrai parcours du combattant. Après avoir emprunté une petite barque pour entrer dans un méandre plus étroit du fleuve, il marche d’un pas hésitant sur un pont de fortune fait de de planches peu rassurantes. Mais quand le Père Noël amazonien arrive à destination, la récompense est là: le sourire jusqu’aux oreilles des enfants qui oublient un temps leur dure réalité, dans une région très touchée par la pandémie de Covid-19.

« Notre défi, c’est d’aller où personne ne va. On ne vient pas seulement distribuer des cadeaux, on vient apporter de la joie », explique Denise Kassama, 50 ans, coordinatrice du projet qui prévoit de toucher 4.000 enfants d’ici Noël.

La pluie torrentielle tombée en fin de journée n’a en aucun cas douché l’enthousiasme des bénévoles, qui ont organisé des jeux et des ateliers maquillage.

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