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Nouvelle vie pour 116 chiens de laboratoires, sauvés par la SPA

Les chiens libérés vont découvrir la vie de famille | © Flickr @ Youngjae

Société

En France, la SPA a offert une nouvelle vie en famille à 119 animaux issus des protocoles de recherche, grâce à un partenariat signé en mai 2016 avec le Graal (Groupement de réflexion et d’action pour l’animal).

Ce sont ainsi 116 chiens, essentiellement des beagles et des goldens, et trois chats qui ont été accueillis dans 15 des 63 refuges et maisons SPA de l’association, puis adoptés par des familles. « Ces animaux ne connaissant pas la vie en famille, mais en parfaite santé, ont été pris en charge par les équipes de la SPA et proposés à l’adoption auprès d’adoptants avertis de leur total besoin d’éducation », a expliqué la SPA dans un communiqué. Le chiffre symbolique des 100 animaux sortis des laboratoires avait été franchi le 13 juin dernier avec l’accueil de 24 femelles beagles dans trois refuges de la SPA dans la région de la Moselle.

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« Faire changer le regard sur les animaux de laboratoire »

« Les animaux accueillis en refuges, après avoir passé quelques mois, voire quelques années au sein des unités de recherche françaises, ont la chance de pouvoir être adoptés rapidement par des familles informées du passé des animaux et conscientes de l’attention à leur porter », a souligné Marie-Françoise Lheureux, présidente fondatrice bénévole du Graal. « Les laboratoires volontaires confiant leurs animaux au Graal s’engagent en retour à ne pas intensifier leur recours au modèle animal », a-t-elle ajouté. Pour Natacha Harry, présidente bénévole de la SPA, « grâce à ce partenariat, la SPA participe à faire changer le regard sur les animaux de laboratoire. Tant que la médecine vétérinaire et humaine utilisera le modèle animal, la question du sort des animaux impliqués continuera de se poser ».

La Belgique, mauvaise élève

En Belgique, d’après des chiffres recueillis par la DH à l’automne dernier, le nombre d’animaux utilisés dans les laboratoires est en constante diminution. À titre d’exemple, en Wallonie, il est passé de 379.018 en 2004 à 234.258 en 2015 et représente environ la moitié des expériences pratiquées sur des animaux en Belgique. Pas de quoi se réjouir pour autant : sur les 97.803 expériences menées sur des animaux en région bruxelloise en 2014, 29 %, étaient qualifiées de sévères. Soit des expériences qui peuvent entraîner la mort de l’animal, des maladies graves irréversibles, ou de la souffrance psychique. Dans la catégorie des expériences dites sévères, on retrouve aussi les chocs électriques auxquels les animaux ne peuvent pas échapper et les exercices physiques forcés qui mènent à l’épuisement. Des statistiques qui placent la Belgique parmi les plus mauvais élèves au rang mondial.

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