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Bruxelles : plongée dans la prostitution nigériane où les filles bradent leur corps pour 5 euros

Un reportage édifiant ! Une plongée dans la vie de ces jeunes femmes que leurs familles ont cédées à de redoutables réseaux... | © Ronald Dersin

Société

Embrigadées de force, traitées des comme des esclaves, de jeunes Nigérianes, souvent mineures sont matées par des réseaux qui comptent aujourd’hui parmi les plus violents au monde. Cette exploitation humaine sévit notamment au cœur de l’Europe. Reportage en immersion avec la team Africa de la police fédérale de Bruxelles : des experts reconnus au sein d’Europol.


Le 13 janvier débutait à Bruxelles le procès d’assises du meurtrier présumé d’Eunice Osayande, prostituée nigériane de 23 ans tuée à coups de couteau en 2018, à Schaerbeek, dans son “carré » de la rue de Linné. Cette enquête, comme beaucoup d’autres, a pu progresser avec l’appui de cette équipe Afrique.

Les prostituées nigérianes ont quitté leur pays à grand frais, vendues par leur famille à des réseaux qui vont les exploiter sans merci. Mais ces filles, parfois à peine pubères, en ont déjà vu d’autres. Elles veulent rejoindre coûte que coûte « l’eldorado » européen.

Les passes à 20 euros maximum, les logements crasseux, les menaces des proxénètes, des « madames » qui veillent au grain, ne sont pas grand-chose par rapport au statut d’esclave domestique qui les attend au pays.

Paris Match a suivi sur le terrain, sur une période de deux ans, la “team Africa”, cette équipe d’enquêteurs hors pair, fins connaisseurs du Nigeria et rompus à la psychologie. Ils tentent de sortir les victimes des griffes de leurs créanciers prédateurs et de les guider, avec l’aide d’ONG vouées à la cause, vers une nouvelle vie. Mais ces réseaux, tentaculaires, n’ont pas de limites. Le travail des policiers belges est infini.

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Et ci-dessous, écoutez notre journaliste Emmanuelle Jowa raconter sa grande enquête au micro de DH Radio

 

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