Paris Match Belgique

Cyberattaques, nouveaux combats, potentielles négociations : Le point sur le conflit ukrainien

Quatrième jour de guerre en Ukraine. | © ©Belga

Société

Le Kremlin a assuré dimanche être prêt à négocier avec l’Ukraine

 

Quatrième jour d’affrontements entre les forces ukrainiennes et l’armée russe ce dimanche pour le contrôle de la capitale, trois jours après l’invasion lancée par Vladimir Poutine.

Pour la première fois à l’unisson, Russie et Ukraine laissent entrevoir des négociations. Néanmoins, le président ukrainien a rejeté la proposition russe de pourparlers à Gomel au Bélarus, car ce pays sert de base arrière à l’invasion de l’Ukraine, affirmant que « n’importe quelle autre ville » conviendrait.

©Belga

Lire aussi > La Russie annonce « élargir l’offensive » sur l’Ukraine

« Varsovie, Bratislava, Budapest, Istanbul, Bakou. Nous les avons toutes proposées. Et n’importe quelle autre ville nous conviendrait », a-t-il dit dans une vidéo en ligne.

Il a aussi indiqué que la nuit avait été « dure » en Ukraine, avec des bombardements russes ayant visé selon lui des zones habitées. « La nuit passée fut dure, de nouveau des tirs, de nouveau des bombardements de quartiers habités, d’infrastructures civiles. Il n’y aujourd’hui rien que l’occupant ne considère pas comme une cible légitime », a-t-il dit dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Poutine annonce mettre en alerte la « force de dissuasion » russe

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dimanche mettre en alerte la « force de dissuasion » de l’armée russe, qui peut comprendre une composante nucléaire, au quatrième jour de l’invasion de l’Ukraine par Moscou. « J’ordonne au ministre de la Défense et au chef d’état-major de mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat », a déclaré M. Poutine lors d’un entretien avec ses chefs militaires retransmis à la télévision.

M. Poutine a justifié cette décision par les « déclarations belliqueuses de l’Otan » envers la Russie. Il a également critiqué les sanctions économiques prises à l’encontre de la Russie pour son invasion de l’Ukraine, selon lui « illégitimes ».

Combats de rue en cours à Kharkiv, deuxième ville du pays

Des combats de rue entre forces ukrainiennes et armée russe sont en cours dimanche à Kharkiv (nord-est), deuxième ville d’Ukraine où les autorités ont rapporté une « percée » des troupes de Moscou, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les combats ont lieu depuis la matinée avec des blindés légers abandonnés ou en feu visibles dans les rues, tandis que les coups de feu et les explosions sporadiques résonnent dans la ville, en grande partie déserte, les habitants se terrant chez eux.

©Belga

L’Ukraine a saisi la Cour internationale de Justice contre la Russie

L’Ukraine a saisi la Cour internationale de justice à La Haye contre la Russie, afin que la juridiction ordonne à Moscou de cesser les hostilités, a annoncé dimanche le président ukrainien. « Nous demandons une décision urgente ordonnant à la Russie de cesser son activité militaire, et nous attendons que les audiences débutent la semaine prochaine », a écrit Volodymyr Zelensky sur Twitter.

Plus de 3.000 manifestants anti-guerre ont été arrêtés depuis jeudi en Russie

Depuis le début de l’invasion jeudi, « au moins 3.052 personnes ont été arrêtées », dont 467 samedi, a précisé OVD-Info. Ces manifestations se sont multipliées à travers la Russie en dépit de leur interdiction par les autorités.

Des manifestants ont été arrêtés à Moscou et Saint-Pétersbourg mais aussi dans des dizaines de villes russes comme Krasnodar, Ekaterinbourg, Saratov, Nijni Novgorod et Voronej.

Les hackers d’Anonymous s’attaquent au site du Kremlin

Le collectif de hackers Anonymous a revendiqué cette attaque.

« Des opérations sont en cours pour maintenir les sites gouvernementaux russes hors ligne et pour diffuser des informations au peuple russe sans qu’elles ne soient soumises à la machine de censure de l’État Poutine », a déclaré le groupe sur Twitter.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plusieurs tentatives de cyberattaques contre des sites web gouvernementaux et des médias d’Etat ont été menées.

Le nombre de réfugiés d’Ukraine atteint 368.000 et continue à augmenter

Quelque 368.000 réfugiés ont fui les combats en Ukraine depuis l’invasion russe déclenchée jeudi pour les pays voisins et leur nombre « continue à augmenter », ont indiqué dimanche les Nations unies. Ce nombre « est basé sur les données mises à disposition par les autorités nationales », a souligné le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) dans un tweet.

Le nombre de réfugiés d’Ukraine continue en outre à augmenter, ajoute cet organe onusien.

La Belgique à la rescousse

Comment la Belgique va-t-elle aider l’Ukraine dans le conflit qui l’oppose à la Russie ? Alexander De Croo et Ludivine Dedonder on annoncé ce samedi que trois cents militaires belges se déploieront dans le courant de la semaine prochaine en Roumanie dans le cadre de la force de réaction rapide de l’Otan, au sein d’un bataillon franco-belge qui assurera une mission de protection et dissuasion.

Lire aussi > Le président ukrainien affirme que ses alliés envoient « des armes » à l’Ukraine

Un convoi de matériel militaire de protection et d’orientation de la Défense belge est parti pour l’Ukraine, a également indiqué le porte-parole de la ministre Ludivine Dedonder (PS). Quelque 2.000 mitrailleuses vont être acheminées dans le pays.

Précisons aussi que la Belgique a décidé de libérer en urgence 3 millions d’euros d’aide humanitaire pour l’Ukraine.

De nouvelles sanctions: les pays occidentaux vont exclure plusieurs banques russes de la plateforme Swift

Les pays occidentaux ont adopté de nouvelles sanctions contre Moscou après l’invasion de l’Ukraine, en décidant notamment d’exclure de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale, a annoncé le gouvernement allemand.

Sont concernées « toutes les banques russes déjà sanctionnées par la communauté internationale, ainsi si nécessaire que d’autres instituts », a précisé le porte-parole du gouvernement allemand, dont le pays préside actuellement le forum du G7.

Ces mesures ont été prises par les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Italie et la Commission européenne.

Selon l’Union européenne, environ 70% du secteur bancaire russe est actuellement concernés par les sanctions.

Par Belga

CIM Internet