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Les réseaux sociaux, nouveau champ de bataille ?

Ukraine réseaux sociaux

Photo d'illustration. | © Jan A. Nicolas/dpa.

Société

Selon l’étude annuelle Digital Report 2021, presque 75% de la population mondiale utilise aujourd’hui les réseaux sociaux. L’internaute moyen passe quasiment autant de temps à surfer qu’à dormir. Et en temps de guerre, on ne dort pas beaucoup.

 

Des militaires qui se soucient d’alimenter leur compte TikTok avec des chorégraphies en tout genre, d’autres trahis par leur géolocalisation sur l’application de rencontre Tinder, ou encore un ministère invitant sa nation à fabriquer des cocktails Molotov via sa page Facebook, bienvenue dans la guerre 2.0. Depuis le début de l’offensive russe, les réseaux sociaux ont pris une position centrale dans le conflit. Le président ukrainien Zelensky a d’ailleurs été le premier à donner le ton, publiant jour après jour des vidéos prises en selfie sur ses différents comptes. Une stratégie de communication qui a beaucoup plu, à en croire son nombre d’abonnés sur Instagram et Twitter, augmentant de 4 millions en l’espace d’une semaine.  

Combattre les fakes news 

Mais il s’agit de rester prudent. Car si les réseaux sociaux ont le mérite de constituer une véritable mine d’or d’informations plus instantanée et diversifiée que jamais, ils peuvent également s’avérer dangereux. Les fausses infos sont monnaie courante et peuvent facilement être repartagées des milliers de fois aux quatre coins du globe. Meta, la maison mère de Facebook, a récemment annoncé avoir démantelé de faux profils pro-russes qui menaient une campagne de désinformation, déclarant que l’Ukraine n’était qu’un pion aux mains des occidentaux. Sur Twitter ou encore Tik-Tok, certains n’hésitent pas à s’approprier des vidéos qui ne sont pas les leurs ou qui sont totalement sorties de leur contexte. 

Face à cette déferlante d’intox, les plateformes ont décidé d’agir. Le groupe Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) a dernièrement ouvert une cellule de crise composée d’experts parlant l’ukrainien et le russe afin de modérer les contenus inadéquats. Des mesures de sécurité ont par ailleurs été prises à l’égard des internautes ukrainiens. Twitter expliquait par exemple à ses utilisateurs comment ne pas laisser fuiter leurs données de géolocalisation lors d’une publication sur le réseau social. 

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