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Ces marques ont décidé de rester en Russie et de nombreux internautes appellent à les boycotter

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Image d'illustration. | © Unsplash.

Société

Zara, H&M, Ikea : certaines grandes enseignes internationales ont pris le parti de fermer leurs magasins en Russie à cause de la guerre en Ukraine, quand d’autres restent bien silencieuses sur la question.

 

L’invasion russe en Ukraine a entraîné de nombreuses sanctions des Etats occidentaux envers l’économie du pays, et des grandes marques internationales emboîtent le pas en décidant de fermer leurs magasins ou leurs usines dans les villes russes. Zara, H&M, Adidas, Puma, Nike, Apple, Levi’s ou encore Ikea, pour ne citer qu’eux, ont choisi cette option, allant jusqu’à parfois fermer également leurs boutiques en ligne.

Mais d’autres enseignes restent elles silencieuses sur le sujet, laissant leurs établissements ouverts. Coca-Cola, McDonald’s, Bunge, Mondelez, Estée Lauder, Kimberly-Clark ou Coty font partie d’une liste créée par l’université de Yale, qui tient à jour ces marques qui gardent une présence significative en Russie. Un choix qui est suivi par un vent de révolte sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes appellant à les boycotter partout dans le monde.

Les hashtags #BoycottMcDonalds, #BoycottCocaCola, #BoycottPepsi fleurissent ainsi sur Twitter ou Facebook, des internautes allant jusqu’à dire que si ces marques continuent leur activité en Russie comme si de rien n’était, c’est qu’elles soutiennent de manière implicite l’invasion russe en Ukraine.

D’autres marques qui ont choisi de rester communiquent par contre sur le sujet, comme le groupe japonais Fast Retailing, qui commercialise les marques Uniqlo. Celui-ci n’a pas prévu pour le moment de suspendre ses ventes en Russie contrairement à d’autres, car « s’habiller est une nécessité de la vie », selon son PDG.

Comme le note pour l’AFP Mark Hass, spécialiste de communication à l’Université d’Etat d’Arizona, les intérêts économiques des entreprises qui ont choisi jusqu’à présent de ne pas quitter la Russie « dépassent encore sans doute les risques pour leur réputation ». Mais « si les réseaux sociaux commencent à vous identifier comme l’entreprise prête à faire du business avec un agresseur autocrate qui tue des milliers de personnes en Ukraine, alors le problème prend une autre ampleur et peut affecter votre activité bien au-delà de la Russie », souffle encore le chercheur.

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