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Tiny house, yourte, roulotte… Ces Belges qui ont choisi d’habiter « léger »

Émilie, Stéphane et leur petite Ambre coulent des jours paisibles dans leur tiny house en Brabant wallon. | © Ronald Dersin

Société

Tiny house, yourte, roulotte, chalet, mobil-home… Pour des raisons économiques et/ou philosophiques, ils sont des milliers en Belgique à avoir posé le choix de l’habitat léger. De nos visites à domicile chez nombre d’entre eux, nous revenons avec le sentiment d’avoir rencontré des gens heureux. Quand la simplicité du mode de vie, pour autant qu’elle soit volontaire et doublée d’une bonne organisation, apparaît comme un remède aux maux du monde et de l’esprit.

 

« J’aspire à une vie authentique, plus proche de la nature et en même temps plus ouverte aux autres. Surtout, je veux être allégé du superflu. Me débarrasser de tous ces objets qui deviennent des bagages encombrants, me libérer des charges financières qui polluent l’esprit. J’ai 64 ans. L’idée de me lancer dans l’achat d’une tiny house à mon âge peut paraître audacieuse. Mais loin de m’angoisser, elle me remplit de joie. Mes ultimes questionnements sont d’ordre pratique. Opterai-je finalement pour une yourte ou un chalet ? Je me documente, je rencontre des personnes qui habitent léger afin d’apprendre de leurs expériences. Mais, sur le fond, je n’ai plus aucun doute. Mon choix est mûrement réfléchi : je l’aurai bientôt, ma cabane. »

Naguère, Marc Jacobs était encore, dixit, « un cadre ambitieux dans une grande société, un homme qui ne se définissait que par son travail, quelque peu obsédé par ses objectifs professionnels ». Et puis, le doute s’est immiscé dans cette existence réglée comme du papier à musique. Des conflits de valeurs avec des collègues plus jeunes aux dents encore acérées. Le burn-out. In fine, un divorce. Il raconte : « Je suis parti de mon ancien chez moi avec presque rien. J’ai quitté une maison pour un studio et, à ma grande surprise, je me suis rendu compte qu’il est très agréable de vivre dans un petit espace avec peu de choses. J’ai vécu cela comme une forme de libération, un soulagement. C’était une invitation à me centrer sur l’essentiel. »

Marc Jacobs : « J’aspire à une vie authentique, plus proche de la nature et en même temps plus ouverte aux autres » © Ronald Dersin.

Marc a répondu à un appel à candidatures lancé par les autorités communales des Bons Villers, près de Charleroi. Celles-ci envisagent de dédier un terrain à l’habitat léger, sans doute des tiny houses. « Nous sommes confrontés à une inflation considérable des prix de l’immobilier », explique le bourgmestre Mathieu Perin. « L’idée de départ était d’offrir des possibilités de logement moins coûteux aux jeunes de l’entité qui se lancent dans la vie. Désormais, on se rend compte que notre projet touche un public bien plus large : des centaines de mails de personnes intéressées nous sont parvenus. »

Une forte envie de vivre autrement

Bien plus au sud de la Wallonie, à Tintigny, le constat est identique pour le maïeur local, Benoît Piedboeuf : « Sur un terrain communal de 40 ares, nous faciliterons l’installation de plusieurs yourtes, roulottes et autres tiny houses. Il s’agit de créer un habitat groupé avec des espaces de vie partagés. Par souci d’harmonie, l’endroit sera peuplé dans le respect d’une charte de l’espace : les premiers habitants coopteront les suivants. Il y a déjà une liste d’attente. Comme aux Bons Villers, notre projet visait un public jeune, mais on s’est rendu compte que les candidats viennent d’horizons très divers : des familles monoparentales, des couples avec enfants, des retraités… Leurs motivations ne sont pas seulement économiques. Beaucoup de personnes manifestent une forte envie de vivre autrement. Elles s’inscrivent dans une démarche de simplicité volontaire. Elles recherchent des échanges sociaux, sont en quête de solidarité intergénérationnelle. »

Dans d’autres communes de Wallonie, à Namur et à Floreffe notamment, le souhait d’ouvrir le territoire à l’habitat alternatif est clairement affirmé. C’est aussi le cas à l’échelon régional : au printemps 2019, cette évolution sociétale a été prise en compte dans le Code wallon de l’habitation durable. Pour être qualifié de « léger », un habitat doit répondre au moins à trois critères parmi les neuf suivants : démontable, déplaçable, d’un volume réduit, d’un faible poids, ayant une emprise au sol limitée, autoconstruit, sans étage, sans fondations, sans raccord aux impétrants. Durant l’hiver 2020, la Région a également fixé des règles en termes de salubrité. Ces dernières sont plus strictes pour les habitats légers à vocation locative : il s’agit de contrer les marchands de sommeil.

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« Cela bouge beaucoup depuis quelques années », confirme Vincent Wattiez, un convaincu de longue date des avantages de l’habitat léger. Coordinateur du réseau brabançon pour le droit au logement, il salue le processus participatif qui a présidé à ces évolutions législatives. Est-ce pour autant que ces nouveaux habitats peuvent s’installer n’importe où dans les campagnes et forêts ? Loin de là. Pas question, par exemple, de poser sa roulotte dans une zone forestière. Idem pour les zones agricoles, sauf à pouvoir démontrer qu’on est l’exploitant du terrain et qu’on en tire son revenu principal.

En zone de loisir, les situations varient selon les endroits, particulièrement en termes de domiciliation permanente. Tandis que sur les zones d’habitat, les communes gardent un large pouvoir d’appréciation lorsqu’il s’agit de délivrer des permis d’urbanisme. « Elles disposent de nombreux moyens pour bloquer un projet d’habitat léger, qu’ils soient liés à des raisons paysagères, de voirie, de trouble du voisinage, d’accès aux véhicules de secours, etc. Des communes sont plus “friendly” que d’autres. Quand on repère un terrain, la première chose à faire est de s’adresser à l’administration locale pour évaluer avec elle les possibilités de permis d’urbanisme », prévient Vincent Wattiez. Une étape dont se passent certains, espérant régulariser leur situation a posteriori. Une stratégie parfois payante, mais qui implique souvent une longue marche juridique et des frais d’avocat. Sauf à rester totalement en dehors des clous, ce qui est le choix de nombre d’habitants légers, qui ne demandent aucune autorisation.

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Vu l’engouement, les politiques réfléchissent encore à étendre les possibilités d’implantation d’habitats alternatifs sur le territoire wallon. Par exemple en densifiant les villes et villages sur le modèle BIMBY, pour « built in my backyard » : on autoriserait les propriétaires à implanter de l’habitat léger dans leurs cours et jardins. « C’est une évolution souhaitable, notamment dans le cadre de projets intergénérationnels. Que ce soit pour des jeunes qui veulent un peu plus d’autonomie ou des seniors qui préfèrent rester en contact direct avec leur famille plutôt que de résider dans un home », estime Benoît Piedboeuf.

D’autres évolutions sont encore revendiquées. Par exemple, celle d’uniformiser la situation des milliers de personnes qui sont installées à demeure dans des mobil-homes et autres chalets situés en zone de loisir. Chantal Leroy, une mère célibataire active au sein du collectif Halé ! (pour habitat léger), est dans ce cas. « Légalement, les zones de loisir sont réservées à des secondes résidences », expose-t-elle. « Selon le bon vouloir des administrations locales, certains trouvent à s’y domicilier définitivement et d’autres provisoirement. Les zones de loisir devraient être reconnues comme zones d’habitat. Cela ne ferait qu’entériner un fait de société, à savoir la pénurie de logements à prix abordable. Réserver des parties de territoire uniquement à de la résidence secondaire est devenu socialement inacceptable. »

Quelque 12 000 personnes résident dans les zones de loisir de Wallonie. On estime que de 3 000 à 5 000 vivent en habitat léger dans d’autres parties du territoire. Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs d’entre elles. Investies dans une démarche qui leur fait sens, elles semblent heureuses. Lors de nos échanges, nous avons souvent songé aux écrits de Satish Kamar. Ce pédagogue indien soutient qu’un rapport sobre et solidaire avec la terre, avec notre environnement et avec les autres est un formidable adjuvant pour l’esprit.

Le Réseau brabançon pour le droit au logement offre des formations gratuites aux personnes tentées par l’habitat léger pour les aider à maîtriser les démarches administratives. Consulter le site www.rbdl.be

Sylvain, la vie en rondeur

© Ronald Dersin.

À Antoing, Sylvain vit dans une yourte de 48 m². Elle est posée à l’arrière d’une maison appartenant à un ami. « Il m’a vendu une parcelle de dix mètres sur treize. Nous partageons le reste du jardin », décrit-il, avant de nous entretenir de cette « simplicité volontaire qui apporte beaucoup de sérénité ». « Il n’y a pas d’angle dans mon logement, tout est en rondeur. C’est aussi comme cela que je vois ma relation aux autres », dit cet artiste qui troque sa production et des formations contre des légumes. « Je n’ai pas trop d’objets, et certainement pas de choses inutiles comme une télévision. Cela désencombre. Je me sens aussi léger que mon habitat. Oui, il y a des contraintes. Lancer le feu au bois en hiver, chercher les bonbonnes de gaz pour la cuisine. Mais pour un investissement de 11 000 euros, je suis propriétaire. » Sylvain a choisi un chemin risqué : s’installer d’abord, demander son permis d’urbanisme ensuite. Résultat : cinq ans de procédure qui viennent de se terminer à son avantage devant le Conseil d’État.

© Ronald Dersin.

Émilie, Stéphane et Ambre : le mobile intergénérationnel

© Ronald Dersin.

Dans une localité du Brabant wallon, la tiny house de ce couple d’éducateurs spécialisés a pris place à l’arrière d’un grand jardin. C’est celui de la grand-mère d’Émilie, qui vit dans la maison toute proche. « Elle a 82 ans, notre présence la rassure », explique-t-elle. « Avec l’aide du fabricant (la société belge Tiny Home, NDLR), nous avons pu concevoir notre logement de A à Z, pour un investissement total de 60 000 euros », ajoute Stéphane. Sont-ils heureux dans leur 25 m² ? Le sourire d’Ambre (11 mois) donne déjà une partie de la réponse. Ils ajoutent ces mots : « Au début du Covid, nous vivions dans un appartement. Un peu coincés, enfermés. Ici, on respire. En harmonie avec la nature, sans y prendre trop de place. Dès qu’il y a du soleil, on vit sur notre terrasse. En logeant petit, on s’est mis au clair avec nos besoins réels. C’est aussi un projet économique. Nous ne sommes pas endettés pour vingt ans et cela donne un sentiment de liberté. Ainsi, nous pouvons être au plus près de nous-mêmes et des autres. »

© Ronald Dersin.

Simon, la sobriété heureuse

© Ronald Dersin.

Il y a cinq ans, avec un autre maraîcher, Simon a créé une ferme agroécologique près de Rochefort. Ils l’ont baptisée « Nadir ». Ce nom renvoie au point le plus au nord, là où se trouve le soleil pendant la nuit. « C’est une manière de dire qu’on n’est pas forcé de tous marcher dans la même direction, celle du consumérisme et de la soumission à un système dans lequel je ne me retrouve pas », avance cet homme qui cultive… et se cultive. Ici, une soixantaine de légumes sont produits sans énergie fossile et sans aucun biocide. Ils sont vendus par paniers à une centaine de foyers ainsi que sur un marché local. Simon a complètement construit sa tiny house. « Je suis en quête de sens. Cela me nourrit de nourrir les autres, de maîtriser mon habitat, de goûter à une forme d’autonomie quasi complète en termes de ressources (NDLR : eau de pluie filtrée, panneaux photovoltaïques, chauffage au bois). Cette vie simple, rythmée par les saisons, en symbiose avec la nature et en contact avec le vivant, offre un bonheur incroyable. On appelle cela la sobriété heureuse. »

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Madison et Arthur, les prévoyants

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Madison travaille depuis deux ans, Arthur est étudiant. Jusqu’il y a peu, ils louaient un studio de 40 m². Désormais, ils sont propriétaires d’une tiny house qu’ils ont construite entièrement avec l’aide de la famille. Dont coût : 30 000 euros, plus un modique loyer mensuel pour le terrain qu’ils louent à Thuin, avec la bénédiction des autorités communales qui leur ont délivré un permis d’urbanisme. « Au regard des prix de l’immobilier, on a la conviction de réaliser une très bonne opération. On pourra mettre de l’argent de côté pour plus tard », expliquent-ils. Un mini prix, mais leurs dix-huit mètres carrés leur offrent le maximum. Madison nous fait le tour du propriétaire : un petit salon surélevé, un espace bureau, des solutions de rangement ingénieuses, une chambre en mezzanine, une salle de douche, une cuisine… « On ne manque de rien. Et si un jour on fait des enfants, on avisera. Peut-être qu’on achètera une maison en dur. Quoique… on se sent si bien. Et puis notre habitat est modulable et déplaçable à l’envi. Cela ouvre pas mal de perspectives. »

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Benoît, le philosophe

© Ronald Dersin.

« Vivre ainsi, c’est un luxe. Il m’arrive de me réveiller avec un sourire béat. Seules les corneilles brisent le silence, tandis que les buses m’offrent un spectacle extraordinaire. Elles s’élèvent bien haut avant de se laisser tomber comme des pierres. On voit qu’elles prennent du plaisir et cela me rend heureux. » Sous ses habits de bûcheron, Benoît est un philosophe. Pas un causeur de salon, un vrai, diplômé de l’UCL. Du côté de Durbuy, sur un terrain prêté par un ami, il vit dans une roulotte qu’il a complètement retapée. « Elle me correspond parfaitement, c’est comme une seconde peau », dit-il. Au gré des rencontres et des solidarités, sa maison se déplace avec lui. Sa longue expérience de l’habitat léger, entamée à la fin des années 1970 au quartier de La Baraque à Louvain-la-Neuve, l’a convaincu du bien-fondé de son mode de vie. Paroles de philosophe : « Il y a 12 000 ans, les hommes étaient des chasseurs-cueilleurs extrêmement mobiles. L’agriculture a amené la sédentarisation, la propriété, les inégalités et les conflits. Surtout, par une sorte de narcissisme prométhéen, l’homme s’est mis à distance de la nature en modifiant son environnement, en se croyant supérieur. En vivant si proche des bois et des animaux, en contact avec les éléments, j’ai le sentiment de me rapprocher de mon essence. »

© Ronald Dersin.

Pierre et ses petits loups

© Ronald Dersin.

L’habitat léger serait-il réservé aux célibataires ou aux couples sans enfants ? Pas du tout. À Ere (Tournai), Pierre se dit parfaitement à l’aise dans la double yourte qu’il partage avec Sophie, son épouse, et ses trois petits loups, Lucie, Mano et Sacha. Après avoir travaillé pendant longtemps pour le SPF Mobilité, l’homme s’est reconverti en éleveur de chèvres, tandis que son épouse est devenue maraîchère. « Nous voulions habiter sur le lieu de notre exploitation agricole et nous avons choisi la yourte pour être en phase avec la nature et ne pas bétonner. Si un jour nous partons d’ici, il suffira d’ensemencer et la prairie reprendra son aspect d’origine. » En reliant les deux yourtes par un couloir vitré, en ajoutant un petit cabanon pour la salle de bain, ce couple dispose d’une surface habitable de 150 m² pour un investissement total de 170 000 euros. « Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est un logement très lumineux. On y vit aussi confortablement que dans une maison en dur. Mais il faut apprécier les bruits que nous offrent la nature, la pluie qui s’abat sur les toiles, le vent lorsqu’il se lève. »

© Ronald Dersin.

Robert ne veut plus de sa tente

© Ronald Dersin.

Depuis quelques temps, Robert vit dans une tiny house à Forest. Ce sont les « infirmiers de rue » qui lui ont proposé d’investir ce « module sweet home ». Un logement tel une bouée de sauvetage après avoir dormi dehors pendant vingt ans. Il raconte : « J’ai sombré après la mort de ma femme. Je ne fréquentais jamais les abris de nuit, me contentant de ma petite tente. Je suis sorti d’une jungle où Il y a des prédateurs. On peut vous voler le peu que vous avez à tout moment. » Désormais, c’est du passé : « Ici, je respire à nouveau. Je ne veux plus partir, il y a tout ce qu’il me faut. » Robert peut être rassuré. « Il pourra demeurer ici autant qu’il le voudra », confirme Maxime Bonnaert, qui gère ce projet social. La philosophie déployée ici est celle du « housing first » : aider les personnes sans abri à sortir de l’enfer en leur offrant la première marche vers une autre vie : un logement. Quand l’habitat léger est aussi un formidable outil de solidarité.

© Ronald Dersin.

Si Antonino et Michel avaient su…

Antonino © Ronald Dersin.

En bordure d’un village rural situé dans le Hainaut, nous nous promenons dans un parc résidentiel dont les habitants aiment à rester discrets. On les comprend : ils veulent préserver leur petit paradis. Depuis quelques années, cet ancien camping n’est plus habité que par des « permanents ». Antonino est de ceux-là. À 68 ans, après un divorce, il a découvert l’endroit par hasard et pour 15 000 euros, il est devenu propriétaire d’un mobil-home. « J’aurais dû découvrir ce bon plan plus vite », dit-il. À deux allées de là, Michel partage son enthousiasme. Il a acheté sa caravane il y a neuf ans et, lui aussi, est tombé amoureux de cette vie en habitat léger. Avec un sourire, il lance : « Le piquant de l’histoire, c’est que j’ai travaillé pendant 45 ans dans le bâtiment. Mais pour rien au monde je ne voudrais revivre dans une maison faite de briques. »

Michel © Ronald Dersin.

Michel et le chant des oiseaux

© Ronald Dersin.

Sur son lopin de terre, voisin du lieu où l’on découvrit les iguanodons de Bernissart, Michel nous reçoit tout sourire avant de nous proposer une « Moinette » bien fraîche. Entrain, voix sonore, cet écologue a des faux airs de Noiret dans « Alexandre le Bienheureux ». Il vit dans un ancien abri qu’il a transformé en chalet : « Ma motivation était économique, car mes activités ont été affectées par la crise sanitaire. Mais au final, je me sens bien. Tous les matins, je me réveille avec le chant des oiseaux. Je sais lequel va commencer le récital. Ensuite, les coqs prennent le relais. Dès potron-minet, je suis sur mon lieu de travail. » Michel cultive des légumes, mais aussi nombre de plantes médicinales difficiles à trouver sur les étals des marchés. Il donne des formations sur la biodiversité, le compostage, la gestion de l’eau. « Cela me réconforte de me sentir proche de la nature. La terre me nourrit dans tous les sens du terme. Mes ateliers sur la fertilité des sols ne font que lui rendre hommage. »

© Ronald Dersin.
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