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« Quotidien » : La séquence bouleversante entre un habitant de Boutcha et le journaliste Martin Weill

quotidien boutcha martin weill

Oleg, habitant de Boutcha, livre son terrible récit à Martin Weill. | © TMC.

Société

Le reporter de l’émission de TMC s’est rendu à Boutcha, ville proche de Kiev où des centaines de civils ont été tués par les forces russes.

 

« Ce sont vraiment des animaux ! » Oleg a d’abord du mal à trouver les mots justes pour décrire l’horreur subie par Boutcha, petite ville non loin de Kiev où des centaines de civils ont été abattus par l’armée russe. L’émotion est palpable, le journaliste de « Quotidien » Martin Weill pose sa main sur l’épaule de l’homme de 60 ans encore sous le choc : « Ce sont des animaux, des animaux… Je ne sais pas ce que c’est en fait, c’est du bétail. C’est des salopards. P*t**n je ne comprends pas… Je ne comprends pas », lui confie Oleg.

Ce lundi soir, l’émission de Yann Barthès a diffusé une séquence poignante de son reporter « embarqué » avec cet habitant ukrainien. Oleg lui fait visiter sa maison, réquisitionnée par des soldats russes avant leur fuite. « Il y a un truc que je ne comprends pas : vous, vous êtes des êtres humains, eux c’étaient pas des gens, c’étaient pas des gens. Je ne comprends pas », explique Oleg après avoir montré son réchaud, sa bouée de survie, alors que les Russes lui interdisaient même d’aller chercher de l’eau.

L’horreur ne se traduit ici pas forcément par les mots, et les émotions de cet habitant de Boutcha le conduisent à la fin de la séquence à prendre le journaliste dans ses bras. « Je n’aurais jamais cru qu’un jour que je ferai du thé pour un Français dans ma propre maison. La prochaine fois, je te ferai un bon Bortsch. Et après Martin, quand tu reviendras, on fera un foot », lui glissait juste avant Oleg.

Peu après la découverte de centaines de cadavres dans les petites villes proches de Kiev, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé, depuis Boutcha, les « crimes de guerre » qui seront reconnus comme « génocide », évoquant des « milliers de personnes tuées et torturées, avec des extrémités coupées, des femmes violées, des enfants tués ».

La découverte de ces atrocités a provoqué l’indignation des alliés occidentaux de l’Ukraine qui ont promis de nouvelles sanctions « cette semaine » contre la Russie. « Il faut qu’il rende des comptes », a affirmé lundi le président américain Joe Biden, à propos de son homologue russe Vladimir Poutine, en répétant qu’il le considérait comme un « criminel de guerre ».

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