Paris Match Belgique

De Beyrouth à Bruxelles, au coeur des réseaux des trafiquants d’antiquités

L'un des itinéraires de cette contrebande internationale transite par le Liban. Nous l'avons emprunté depuis la frontière syrienne, à travers la vallée de la Bekaa et jusqu'à Beyrouth | © EPA/SHAWN BALDWIN

Société

Entre le Liban et la Belgique, Paris Match pénètre le monde des trafiquants d’antiquités

La Belgique est l’un des centres nerveux du trafic illégal d’antiquités en Europe. Les filières d’approvisionnement d’objets provenant de sites archéologiques pillés ou issus de vols dans des musées s’y ramifient. Ces oeuvres, spoliées à la faveur des printemps arabes, financent notamment les groupes armés parties prenantes des conflits qui ensanglantent le Proche-Orient depuis une décennie. De même que toute une « archéomafia », depuis le pilleur local jusqu’à l’antiquaire et au collectionneur privé, en passant par une série d’intermédiaires : marchands, restaurateurs, faussaires et autres blanchisseurs.

L’un des itinéraires de cette contrebande internationale transite par le Liban. Nous l’avons emprunté depuis la frontière syrienne, à travers la vallée de la Bekaa et jusqu’à Beyrouth, théâtre d’une rencontre inédite avec un trafiquant. La piste a fini par nous ramener à Bruxelles où trois affaires judiciaires en cours mêlent l’odeur de souffre aux parfums du pays du Cèdre. Un étonnant personnage y apparaît. Du Met de New York au Louvre d’Abu Dhabi, il est suspecté d’être l’instigateur d’un trafic mondialisé.


Ecoutez notre podcast spécial sur cette enquête avec le journaliste Frédéric Loore.


Récit au travers de notre webdocumentaire dans lequel témoignent plusieurs combattants du patrimoine. Le magazine Paris Match Belgique de ce jeudi 7 avril publie également notre grande enquête dans son intégralité, réalisée avec l’aide du Fonds pour le journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles.

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