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«Atrocité» à Kramatorsk, la région de Soumy «libérée»… le point sur la guerre en Ukraine

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Les victimes à la gare de Kramatorsk. | © Anatolii STEPANOV / AFP)

Société

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Gare de Kramatorsk: lourd bilan civil

Au moins 52 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées et une centaine blessées vendredi dans un tir de de missile sur la gare de Kramatorsk (est), d’où partaient depuis plusieurs jours des milliers de personnes évacuées vers le reste du pays, selon les autorités locales. « C’est un autre crime de guerre de la Russie pour lequel chacun parmi ceux impliqués sera tenu responsable », a dit M. Zelensky dans un message vidéo, appelant à « une réponse mondiale ferme ».

Le président américain Joe Biden a dénoncé une « horrible atrocité » commise par Moscou, et la diplomatie française un « crime contre l’humanité ». Moscou a démenti être responsable de la frappe, affirmant ne pas disposer du type de missile qui aurait été utilisé, avant de dénoncer une « provocation » ukrainienne.

L’Ukraine a un « avenir européen » (von der Leyen)

« La Russie va sombrer dans la décomposition économique, financière et technologique, tandis que l’Ukraine marche vers un avenir européen« , a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse à Kiev avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Je suis profondément convaincue que l’Ukraine va gagner cette guerre, que la démocratie va gagner cette guerre », a-t-elle encore dit.

Avant cela, Mme von der Leyen, accompagnée du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, s’était rendue à Boutcha, pour voir notamment les fosses communes creusées pour y enterrer les dizaines de civils tués. Le chancelier autrichien, Karl Nehammer, doit se rendre également à Boutcha, samedi, ainsi qu’à Kiev.

Couvre-feu à Odessa

Un couvre-feu sera en vigueur de samedi soir à lundi matin à Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire, face à la « menace » de frappes de missiles, ont annoncé les autorités locales. Après le bombardement de la gare de Kramatorsk, « une menace d’attaque au missile plane à Odessa ».

La région de Soumy « libérée »

La région de Soumy, frontalière de la Russie dans le nord-est de l’Ukraine, a été totalement « libérée » des forces russes, a annoncé vendredi le chef de l’administration régionale, ajoutant toutefois que la zone n’était « pas sûre » et que des opérations de déminage étaient en cours.

Londres sanctionne les filles de Poutine

Après Washington et Bruxelles, le Royaume-Uni a sanctionné vendredi les deux filles du président russe Vladimir Poutine et celle de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, disant vouloir s’en prendre au « train de vie fastueux du cercle rapproché du Kremlin ». Elles sont désormais interdites d’entrée sur le territoire britannique, où tout éventuel actif sera gelé.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a par ailleurs annoncé renforcer l’aide militaire à l’Ukraine, avec l’envoi de missiles antichars et antiaériens. L’UE a également inscrit sur sa liste noire les deux filles du chef du Kremlin.

Elle avait déjà adopté jeudi soir un nouveau train de mesures punitives, avec notamment un prochain arrêt des importations de charbon russe. C’est la toute première fois que les Européens frappent le secteur énergétique russe, dont ils sont très dépendants. Bruxelles prévoit aussi de nouvelles sanctions contre des banques russes ainsi que la fermeture des ports européens aux navires russes.

Moscou ferme les bureaux d’Amnesty et HRW

La Russie a fermé les bureaux locaux des ONG de défense des droits humains Amnesty International et Human Rights Watch, selon un communiqué publié vendredi par le ministère russe de la Justice.

Entretien entre Washington et Prétoria

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est entretenu vendredi par téléphone avec le président américain Joe Biden, au lendemain du vote à l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution suspendant la Russie du Conseil des droits de l’homme. « Nous avons partagé nos points de vue sur le conflit en Ukraine et sommes convenus de la nécessité d’un cessez-le-feu et d’un dialogue entre l’Ukraine et la Russie », a écrit M. Ramaphosa sur Twitter.

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