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Huile de palme : les pénuries vont se faire ressentir dans nos supermarchés

Dans certains rayons de magasin de grande surface, on peut déjà voir des rayons d'huile de tournesol et de colza vides. | © PHOTOPQR/LA PROVENCE/VALERIE VREL

Société

L’arrêt des exportations d’huile de palme par des pays comme l’Indonésie aura des conséquences directs dans nos supermarchés.

 

L’Indonésie a instauré jeudi un embargo complet sur ses exportations d’huile de palme, dont le pays est le premier producteur mondial. Cette décision a été prise en raison de la pénurie d’huile de cuisson que connait actuellement le pays. Les conséquences vont être observable dans nos supermarchés. Par exemple, dans certains rayons de magasin de grande surface, on peut déjà voir des rayons d’huile de tournesol et de colza vides. Les consommateurs se rabattent sur ces produits, alternatives à l’huile de palme.

Une augmentation des prix

« L’arrêt des exportations d’huile de palme par l’Indonésie pourrait avoir un impact sur le prix des huiles végétales en Belgique » , a indiqué la Fédération de l’industrie alimentaire belge (Fevia). Mais si le secteur alimentaire devrait être impacté, il faut modérer l’influence de la décision indonésienne. En effet, la majorité de l’huile de palme importée de ce pays est destinée à l’industrie et au secteur des cosmétiques, pas à l’alimentaire.

Nicholas Courant, responsable chez Fevia, se veut rassurant : « Il est possible que la décision de l’Indonésie ait un impact sur le coût des huiles végétales mais nous ne savons pas, à l’heure actuelle, de quelle ampleur il sera. Toutefois, l’huile de palme utilisée dans l’alimentation en Belgique vient en majeure partie de Malaisie, le secteur ne devrait donc pas trop souffrir de l’arrêt des exportations indonésiennes. Ce pays fournit environ 13% de l’huile de palme importée en Belgique et 85% de cet import est destiné à autre chose que l’alimentation.« 

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Concernant le secteur des cosmétiques, l’incertitude plane donc. « Nous ne savons absolument pas si la décision de l’Indonésie aura ou non des conséquences sur notre secteur mais cela ne va certainement pas arranger les problèmes d’approvisionnement en matières premières que rencontrent nos membres depuis le début de la guerre en Ukraine » , a précisé à son tour Frédérick Warzée de Detic, l’association belgo-luxembourgeoise des producteurs et des distributeurs de cosmétiques.

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