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Ophélie Meunier revient sur les menaces de mort reçues après un reportage sur l’islamisme radical

Ophélie meunier

Ophélie Meunier en juin 2022. | © LaurentZabulon/ABACAPRESS.COM.

Société

Dans une interview accordée au magazine ELLE, Ophélie Meunier est revenue sur les menaces de mort qu’elle a reçues après la diffusion d’un « Zone Interdite » en janvier 2022.

 

Dans une interview accordée au magazine ELLE, Ophélie Meunier est revenue sur les menaces de mort qu’elle a reçues après la diffusion d’un Zone Interdite sur l’islamisme radical, notamment dans la ville de Roubaix (Hauts-de-France), en janvier dernier. La journaliste a raconté qu’elle ne s’était pas «empêchée de vivre», qu’elle ne s’était pas «enfermée» chez elle, mais que les deux mois qui ont suivi la diffusion du reportage n’avaient pas été «normaux». «Il y a eu une enquête, on a retrouvé certains auteurs des menaces. C’est pourquoi je le répète : il faut déposer plainte», a-t-elle confié à l’hebdomadaire paru ce jeudi.

«Ce qui s’est passé est la preuve que le journalisme touche à des sujets sensibles et que nous avons plus que jamais besoin de les explorer», a poursuivi la maman de Joseph (bientôt 3 ans) et Valentine (huit mois), avant de souligner le soutien reçu de la part de «nombreux médias». «Je le savais déjà, mais j’ai pris conscience plus encore que c’est arrivé à d’autres avant moi et que ça se reproduira […] Ce que je voudrais dire, c’est qu’à toutes les étapes de cette histoire, que ce soit avant, pendant, au plus chaud de l’affaire, ou aujourd’hui, alors que tout ça est derrière moi, en présentant ce reportage, je suis convaincue d’avoir fait mon travail», peut-on lire dans les colonnes du magazine.

L’épouse de Mathieu Vergne était sortie du silence après avoir été invitée sur le plateau de «Quotidien», le 16 février dernier. «Ça va, ça va bien. Je m’exprime peu sur le sujet publiquement parce que c’est un sujet qui touche ma vie personnelle et ma famille. Mais ça va, et j’ai le sourire aujourd’hui. […] C’est vrai que c’est un sujet sensible, qui est souvent récupéré par l’extrême droite», avait-elle raconté à Yann Barthès, avant de lâcher : «Nous journalistes, notre boulot c’est de parler des sujets le plus factuellement possible, sans idéologie. C’est ce qu’on a fait».

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