Affaire Charlie Gard : 48 heures pour survivre

Affaire Charlie Gard : 48 heures pour survivre

Connie Yates et Chris Gard, les parents du petit Charlie. | © Instagram @Charliesfight

Société

Connie Yates et Chris Gard, dont le fils Charlie est atteint d’une grave maladie, ont reçu un délai de 48 heures pour prouver l’intérêt d’un traitement expérimental aux États-Unis.

Quarante-huit heures pour une nouvelle chance. Lundi 10 juillet, une cour de justice de Londres a annoncé que Connie Yates et Chris Gard, dont le fils Charlie est atteint d’une grave maladie, avaient 48 heures pour démontrer l’intérêt et l’efficacité d’un traitement expérimental qu’ils veulent prodiguer à leur fils, atteint du syndrome de déplétion de l’ADN mitochondrial, une maladie génétique rare qui endommage sa capacité à créer de l’énergie pour ses muscles et son cerveau. Le bébé de 11 mois ne peut pas voir, bouger, pleurer ou même déglutir, et a besoin d’aide respiratoire pour vivre.

Dernière chance

Les médecins du Great Ormond Street Hospital de Londres ont obtenu, devant toutes les législations britanniques et avec l’aval de la Cour européenne des droits de l’Homme, le droit d’arrêter l’aide respiratoire apportée au petit Charlie, estimant qu’il n’a aucune chance de se remettre de sa maladie et que tout traitement pourrait le faire souffrir. Une conclusion que refusent les parents éprouvés, et qui ont placé tout leur espoir dans un traitement expérimental aux États-Unis, jamais encore tenté sur un patient atteint de la même maladie que Charlie. Mais c’est l’hôpital qui a demandé l’audience, prenant en compte la demande de sept médecins encourageant les praticiens à réétudier le traitement, rappelle la BBC.

« Ces médecins pensent que le traitement a jusqu’à 10% de marcher pour Charlie et nous pensons qu’il faut tenter. C’est notre fils, c’est notre chair et notre sang, et c’est notre droit en tant que parents de décider de lui donner une chance de vivre. Il n’a rien à perdre et il mérite cette chance. S’il continue de se battre, nous continuons de nous battre », a déclaré dimanche dernier Connie Yates, devant l’hôpital londonien, citée par le Guardian.

Soutien populaire

Les parents du petit Charlie bénéficient d’un grand soutien populaire. Près de 425 000 personnes ont signé une pétition demandant l’autorisation du transport de l’enfant vers les États-Unis, où un hôpital a proposé de prodiguer gratuitement le traitement. Des familles américaines ont offert l’hospitalité à la famille de Charlie, qui compte payer le déplacement grâce à l’argent récolté via une cagnotte en ligne sur GoFundMe. Plus de 1,3 million de livres ont été donnés.

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Mais Connie Yates et Chris Gard sont également entourés de personnes à la personnalité plus polémique, comme le révérend Patrick Mahoney, le directeur de la Christian Defense Coalition, un militant anti-avortement arrêté pour avoir milité devant des cliniques pratiquant des IVG au Texas. Il a assuré avoir rencontré un officiel de la Maison Blanche avant de s’envoler vers Londres, précise le Telegraph. Certains nourrissent sur les réseaux sociaux l’espoir que Donald Trump accorde la nationalité américaine à Charlie Gard, afin de permettre son traitement aux Etats-Unis. Dans un tweet publié la semaine dernière, le président américain, qui soutient dans son pays une réforme du système de santé, avait écrit : « Si nous pouvons aider le petit #CharlieGard, conformément à nos amis au Royaume-Uni et au Pape, nous serions ravis de le faire. »

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