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Une manifestation contre la loi anti-avortement aux États-Unis a lieu ce jeudi à Bruxelles et Charleroi

droit à l'avortement

"Les vies de milliers de femmes sont en danger". | © Pexels

Société

Les Belges souhaitent eux aussi réagir face à la récente abrogation de la loi permettan l’avortement aux États-Unis.

 

Ce 24 juin, la Cour suprême a décidé de révoquer le droit à l’avortement aux États-Unis. Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré vendredi un arrêt qui, depuis près d’un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n’avait jamais été accepté par la droite religieuse… Depuis lors, les voix s’élèvent. Partout à travers le pays la population a manifesté pour faire entendre son mécontentement. De nombreuses stars ont réagi, désignant cette décision comme un pas en arrière et une entrave aux droits des femmes. Un sondage, réalisé dans les jours qui ont suivi l’abrogation et mené par CBS News et YouGov, a révélé que 7% des femmes interrogées désapprouvent la décision de la Cour suprême. Il en est de même pour 59 % des adultes américains.

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Aujourd’hui, les mouvements de contestation se répandent dans le reste du monde. Partout la population souhaite montrer son soutien aux Américaines et leur inquiétude face à la situtaion. La Belgique ne fait pas exception. Ce jeudi, deux manifestations auront lieu, une à Bruxelles au départ du boulevard du Régent à 17h30 (devant l’ambassade américaine), et une autre à la même heure à la place Verte à Charleroi. Il est demandé aux participants de venir munis d’un cintre, symbole de la manière dont se pratiquent les avortements clandestins (au péril de la vie des femmes qui ne souhaite pas poursuivre leur grossesse). Des manifestations organisées par le collectif des « femmes de mars » et le groupe d’action des centres extra hospitaliers pratiquant l’avortement. Toutes les modalités sont à retrouver sur les pages Facebook des organisations.

Amnesty International a aussi souhaité réagir, en créant une pétition pour demander aux gouverneur/es des États fédérés américains de revenir sur leur décision.  « La vie et la santé de millions de personnes sont en danger », alerte l’association.

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