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Le suspect de l’assassinat de Shinzo Abe visait initialement un chef religieux

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Hommages à Shinzo Abe au Japon. | © Rodrigo Reyes Marin/ZUMA Press Wire.

Société

On en sait un peu plus sur les motifs du suspect, bien que ses motivations restent très floues.

Le suspect de l’assassinat de l’ex-Premier ministre japonais Shinzo Abe a avoué à la police qu’il visait initialement le chef d’un groupe religieux auquel sa mère avait fait des dons conséquents, au point de rencontrer des problèmes financiers, rapporte samedi l’agence de presse japonaise Kyodo.

Tetsuya Yamagami, âgé de 41 ans, avait déjà partagé à la police sa rancoeur envers cette organisation. Il pensait que Shinzo Abe y était lié. La raison pour laquelle le suspect aurait changé de cible est toutefois encore floue.

Vendredi, l’ancien dirigeant de 67 ans prononçait un discours pour le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir, en vue des élections sénatoriales de dimanche quand des coups de feu ont retenti, vers 11h30 heure locale (04h30 heure belge). Il a été touché au cou et s’est effondré, avant d’être transporté à l’hôpital. Il a été déclaré mort quelques heures plus tard. Le tireur a pu s’approcher de l’ancien premier ministre et a tiré deux coups de feu avec une arme d’apparence artisanale, alors que l’accès aux armes à feu est strictement réglementé dans l’archipel nippon.

La dépouille de Shinzo Abe est arrivée samedi en début d’après-midi (heure locale) à son domicile de Tokyo. Selon des médias locaux, une veillée funèbre est prévue lundi soir et les funérailles auront lieu mardi, en présence uniquement de la famille et de proches de M. Abe.

Depuis vendredi soir, de nombreuses personnes se rassemblent sur les lieux de l’attaque pour rendre hommage à celui qui, avec quatre mandats, fut l’homme d’État le plus longtemps en poste.

Avec Belga

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