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Passé 30 ans, on serait déjà trop vieux pour aller clubber

Baddie Winkle, la plus badass de toutes les mamies. | © Instagram @baddiewinkle

Société

C’est officiel, c’est à 31 ans que l’on se sent « trop vieux » pour aller en boîte de nuit. Entre une petite tisane detox, Netflix (and chill pour les plus audacieux) sous la couette, ou une grosse soirée au Macumba à enfiler des mojitos pas bons et danser sur du David Guetta en ayant l’impression de faire son sport annuel, le choix est souvent vite fait.

 

Dès 31 ans, notre goût pour le « party hard » serait de moins en moins prononcé et surtout avec une signification bien différente… C’est en tout cas ce qu’ont opté 64% des interrogés, dans une étude intitulée « The Great Indoors » et menée sur 5 000 britanniques par l’entreprise Currys PC World.

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À 37 ans, on opterait quasiment tous pour une soirée au coin du feu, parce que de clubber ne serait plus notre « came ». Les raisons principales de ce choix : les dépenses inutiles (60%), la gueule de bois du lendemain beaucoup plus dure à gérer qu’avant (29% ), le temps passé à trouver la bonne tenue pour sortir (22%), le temps trop imprévisible (14%), la difficulté de trouver une babysitter (12%) et la difficulté de trouver -puis de payer- un taxi (21%).

Pour 46%, rien ne vaut le bonheur de rentrer se changer et de mettre des vêtements plus confortables, et ensuite se vautrer sur le canapé pendant des heures (44%). 37% des interrogés trouvent même « tragique » de se retrouver à 40-50 ans dans des soirées entourés de « jeunes » qui ont dans la vingtaine.

L’étude a également révélé qu’un quart des sondés préférait passer leur soirée sur les réseaux sociaux, et que huit personnes sur dix se sentaient soulagées de ne pas être sorties après avoir vu les photos de leurs amis faire la fête sur les réseaux sociaux.

L’étude souligne également le fait que les Britanniques dépensent en moyenne 40 euros en soirée à l’extérieur versus 20 euros en plats à emporter. Pour Matt Wallburn, directeur de la communication chez Currys PC World : « L’étude confirme bien qu’il arrive un moment où nous apprécions plus notre confort domestique qu’une vie sociale trépidante, et cela peut souvent être un frein pour aller jouer le papillon de nuit et se rendre à des fêtes ». Il ajoute que la technologie nous pousse à rester chez nous et a transformé nos habitudes à la maison : on investit plus dans une bonne télé par exemple.« C’est presque impossible de s’ennuyer chez soi aujourd’hui (…) Et couplé aux réseaux sociaux, au shopping en ligne, aux jeux vidéos avec les amis, cela apporte souvent plus de plaisir de passer une soirée à l’intérieur qu’à l’extérieur ».

En revanche, seuls 29% des interrogés ont déclaré avoir encore une vie sociale active, bien qu’ils préfèrent se regarder des films pénards sur le canap’, et inviter des amis (14%) pour se partager la commande Deliveroo, jouer à des jeux sur ordi (28%), ou faire un karaoké (18%).

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