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Alexandra Pizzagali revient sur le bad buzz de sa chronique sur les attentats de Nice

Alexandra Pizzagali

Alexandra Pizzagali lors de sa chronique humoristique sur France 2, sur le plateau de Télé Matin.

Société

Le 5 septembre dernier, sa chronique humoristique avait provoqué un véritable tollé alors qu’elle était venue faire sa grande première sur la plateau de Télé Matin sur France 2. Alexandra Pizzagali revient aujourd’hui sur l’incident pour Le Parisien.

La chronique portait ce jour là sur l’auteur des attentats de Nice. Mais l’humour de la comique n’avait pas plu à grand monde, au point même de provoquer un véritable bad buzz. Aujourd’hui, Alexandra Pizzagali précise que la productrice, ainsi que quatre autres personnes, avaient validé sa chronique. Elle déclare ainsi : « J’arrive le matin et je vois que l’ouverture du procès de l’attentat de Nice est traitée en boucle, avec des témoignages poignants de victimes. Je n’avais pas mesuré ça. Au maquillage, je pose la question : ‘Est-ce qu’on est sûr que la temporalité est bonne ?’ La productrice m’a répondu : ‘Je ne vais pas te cacher qu’on s’est dit que tu ne t’étais pas facilité la tâche pour une première, mais on ne va pas te demander de la réécrire maintenant, donc on y va comme ça’. »

« Je serai toujours profondément désolée »

En plus de cette temporalité malheureuse, l’humoriste aurait été victime d’une panne de prompteur, l’obligeant à improviser en direct, ainsi que d’une coupe de publicité en pleine chronique. Cette dernière laissait croire au public un geste volontaire de la production pour éviter l’incident. « C’est juste que la coupure pub est programmée à une certaine heure. Avec le souci technique, on a pris du retard et elle est partie avant la fin », explique l’humoriste au Parisien. Elle fait son mea culpa aujourd’hui : « Je serai toujours profondément désolée de savoir qui que ce soit heurté par quoique ce soit, d’autant plus si ça vient de moi. J’ai été maladroite, j’aurais dû faire davantage attention au timing. »

Pour gérer la pression médiatique liée à cet impair, Alexandra Pizzagali déclare s’être retiré un temps de la vie publique et d’Internet. « Cette déferlante, c’est très violent, très injuste. ‘Tranchez-lui la tête !’ C’est ce qu’a hurlé une vidéo lancée par hasard sur le téléphone d’un ami, au moment même où je décidai pour la énième fois d’arrêter de décortiquer cette histoire », explique-t-elle. « Ce bad buzz, soit je le prenais de plein fouet et je me foutais en l’air, soit je mettais le téléphone de côté pour me mettre dans une bulle d’amour. C’est ce que j’ai fait : j’ai vécu pendant plus d’une semaine avec deux amis et j’ai tout coupé, les appels, les messages, les réseaux sociaux. »

« J’aurais aimé y retourner »

Un échec qui s’est également traduit par un arrêt de sa collaboration avec Télématin, alors même qu’elle avait développé un concept qui aurait dû être reconduit les semaines suivantes. « C’était pourtant prévu. La semaine suivante, il y avait un préavis de grève, celle d’après, l’enterrement de la reine, ensuite on m’a demandé d’attendre une semaine le retour de Thomas Sotto (le coprésentateur de l’émission)… Et là, alors qu’on avait retravaillé un concept, j’apprends que la chaîne s’oppose à mon retour prévu ce lundi. J’aurais aimé y retourner, j’avais une super chronique, beaucoup plus appropriée. » 

Mots-clés:
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