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Samusocial : Pascale Peraïta se tait, Yvan Mayeur parle d’un « énorme travail »

L'un parle, l'autre se tait, mais le mal est déjà fait | © BELGA PHOTO BRUNO FAHY

Société

L’ex-bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan Mayeur a accepté mercredi de répondre aux questions des députés de la commission d’enquête sur le Samusocial, s’exprimant ainsi pour la première fois publiquement, depuis sa disparition de la scène politico-médiatique suite à sa démission le 8 juin dernier.
Avant de répondre aux questions des commissaires, il s’est attaché à détailler le travail selon lui « énorme » de l’association, y compris de son bureau. Mardi, l’ex-présidente et directrice du Samusocial Pascale Peraïta avait invoqué son droit au silence devant la même commission afin de privilégier, selon elle, l’enquête judiciaire en cours. Mardi, en deuxième partie d’après-midi, M. Mayeur – qui démissionné de toutes ses fonctions au sein du PS – a commencé par livrer spontanément bon nombre d’explications sur le Samusocial, son histoire, le choix de son mode de fonctionnement, son bilan social, et les indemnités en son sein et le contrôle.

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Laisser parler les chiffres

Il a ainsi souligné que la Samusocial avait été créé et a pris son envol autour du constat, d’une part qu’il n’a pas été politiquement possible de créér une « association (ndlr: de type publique) de chapitre XII » que lui-même a longtemps appelée de ses voeux, et d’autre part parce que les CPAS ne sont pas outillés pour répondre à la situation extrême de gens qui doivent trouver en urgence un abri, une douche et un repas. Yvan Mayeur est aussi venu avec des chiffres sur le Samusocial, en gestation depuis 1997, et créé en tant que Cellule d’Action sociale urgente en 2001: de 42 chambres en mesure d’accueillir une bonne soixantaine de personnes en 2003, à près de 2.000 places réparties sur neuf lieux d’accueil ou 154.000 hébergements en 2015-2016; 300 emplois permanents, jusqu’à 500 en hiver, un budget passé de 0 à 18 millions d’euros.

L’accent sur le positif

Au-delà des chiffres, le Samusocial, c’est, selon l’ex-bourgmestre, un travail énorme à tous les étages, et notamment au bureau du Samusocial lié à la gestion au quotidien des urgences et des crises, à la nécessité de trouver des lieux d’hébergement permanents et/ou pour l’hiver; à constituer des équipes non seulement pour l’hébergement, mais aussi pour le travail psycho-social et sanitaire, pour ouvrir l’offre aux demandeurs d’asile et organiser des soins de santé.

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