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Frites et patrimoine : la culture du fritkot à l’honneur

La Belgique compte quelque 5 000 friteries sur son territoire. | © Flickr : Aris Gionis

Société

Avec 5 000 friteries sur son territoire, la Belgique inscrit la culture du fritkot à son inventaire du patrimoine culturel immatériel.

Les ministres de la Culture et de l’Agriculture des entités fédérées ont tenu ce jeudi 20 juillet à l’Atomium la session académique liée à la reconnaissance de la culture du fritkot belge au patrimoine immatériel de la Belgique. Une procédure à l’Unesco n’est pas encore à l’ordre du jour.

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La Communauté flamande a reconnu cette culture en 2014, alors que la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait de même en 2016. Cette année, c’était au tour de la Communauté germanophone, le 13 avril dernier, alors que la Région bruxelloise a inscrit en juin cette culture à son inventaire du patrimoine culturel immatériel.

Quand l’agriculture se mêle à la culture

La Belgique compte quelque 5 000 friteries sur son territoire. Elle a produit 4,4 millions de tonnes de pommes de terre transformées l’an dernier et est le premier exportateur mondial de pommes de terres surgelées.

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Cette reconnaissance de la culture du fritkot constitue un bon exemple de ce que l’agriculture peut apporter à la culture et inversement, a commenté René Collin, ministre wallon de l’Agriculture.

Si une procédure de classement à l’Unesco a été évoquée par l’un ou l’autre acteur présent, aucune demande officielle n’a encore été introduite auprès de l’organisation onusienne. « Ceux qui devaient d’abord se rendre compte de ce patrimoine, c’est nous les Belges », a indiqué Bernard Lefèvre, président de l’Union nationale des frituristes (Unafri).

– Avec Belga

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