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La généalogie en plein boom : «Chacun a le droit de connaître ses origines. C’est le meilleur voyage.»

Deux soeurs d'origine coréenne, une Belge et une Américaine, abandonnées à la naissance dans une station de métro et séparées par l'adoption sur deux continents différents ont pu être réunies en 2018 grâce au recoupement des ADN. ©Capture d'écran documentaire MyHeritage

Société

Retrouver un héros de la Première ou Deuxième guerre, réunir des sœurs adoptées et vivant aux antipodes, aider un enfant né sous X à connaître le nom de ses géniteurs… Les émissions de recherche cartonnent, les sites spécialisés aussi. La généalogie est en plein essor.

Jill Biden, Justin Trudeau, Ursula von der Leyen liés à Camilla ; Beyoncé, Céline Dion ou Madonna, aux Windsor ; Angèle et Stromae cousins lointains… Des liens que Marie Cappart, généalogiste (*), a pu mettre au jour récemment. Grâce aux outils développés, cette historienne passionnée assure aux amateurs un retour aux sources souvent décoiffant. Elle nous livre quelques clés de son travail et de ces enquêtes palpitantes qu’elle mène au coeur même des familles, de celles et ceux qu’elle réunit, de la vie.

L’intérêt de la généalogie, son utilité sont naturellement incontestables. Même si le déploiement du stockage et l’enregistrement croissant de documents multiples, inévitables, renvoient tout aussi naturellement à cette réflexion : à l’heure où prolifèrent caméras de surveillance, traçages digitaux à des fins notamment commerciales, l’établissement de profils de consommateurs ou de criminels potentiels, allant de recoupements en partages de données, la « transparence », présentée de plus en plus en vertu dominante, peut-elle un jour broyer toute « privacy »? La question n’est évidemment pas neuve, simplement elle se fait plus brûlante. A quel stade sera-t-elle inéluctable et absolue ?

Marie Cappart rappelle l’existence et le respect du RGPD, la protection des données privées, sacrée par l’Union européenne. On est loin encore, affirment les professionnels en Europe, des associations d’ADN et de la porosité des bases de données constatée par exemple aux Etats-Unis.

(*) Chercheuse de nationalité belgo-britannique, elle est férue de généalogie depuis ses plus tendres années. Elle est responsable pour la France et la Belgique de MyHeritage.fr, le “premier site d’histoire familiale en Europe”.

Vous lancez-vous souvent dans des recherches en fonction de l’actualité – en l’occurrence la fin d’une ère, celle d’Elizabeth II?

Dans le cadre de cet événement historique que représente en effet le décès de la reine d’Angleterre, nous avons constaté un engouement croissant pour le sujet avec des millions de personnes à la recherche de liens de parenté avec la famille royale. Et nous avons mis au jour des liens entre des personnalités aussi différentes que des stars de la scène comme Beyoncé et Madonna avec les Windsor. Concernant Jill Biden, c’est également intéressant pour le côté belge car c’est via la famille de Ligne que celle-ci cousine avec les souverains. Nous établissons souvent des connexions entre personnalité du show-business, de la politique etc.

L’une des scènes familiales et festives prises lors du couronnement d’Elizabeth II, coloriées et améliorées par des outils spécifiques. Ces photos d’archives s’ajoutent aux 18,5 milliards de données historiques rassemblées dans les archives du site. ©MyHeritage

La procédure ici se base sur les archives historiques dont vous disposiez déjà ?

Oui, mais des recherches doivent être menées, des parallèles et des recoupements, effectués. Le principe est simple : chacun peut se mettre à la recherche de ses ancêtres. Pour les recherches sur les événements historiques et généalogiques des personnalités, la plate-forme vérifie et compare les arbres généalogiques, les actes dont on dispose etc. Nous avions démarré avec le Jubilé de la reine Elizabeth. Dès que l’accession au trône de Charles a été confirmée, nous nous sommes lancés dans une enquête sur ses ancêtres. Nous avons découvert notamment que la famille royale britannique compte des cousinages célèbres en France et dans la francophonie, notamment avec la famille royale belge bien sûr, mais aussi avec Napoléon et Céline Dion… Sans oublier Hugh Grant ou Kit Harington (Game of Thones). La famille Bush a également des liens avec les Windsor. Mes recherches m’ont permis aussi d’épingler un trisaïeul de Camilla: Thomas Cubitt qui était designer urbain et qui a beaucoup oeuvré à la rénovation et à l’assainissement de Londres. Albert et Victoria ont commissionné les travaux de l’aile Est dont il s’est chargé et, chose extraordinaire, c’est là que se situe le balcon où apparaît lors des grandes occasions la famille royale. C’est une douce ironie de savoir que l’ancêtre direct de Camilla, roturière et nouvelle reine consort, avait participé à l’élaboration de ce balcon historique !

Comment avez-vous travaillé dans ce contexte particulier ?

Je pratique la généalogie depuis plus de 35 ans. Ma passion a commencé à 8 ou 9 ans et je n’ai jamais arrêté. Mon dada, en tant qu’historienne, est d’établir des connexions entre les familles royales mais aussi entre ces familles et la population en général. Pour la généalogie des personnalités, nous avons regroupé des informations dont nous disposions et d’autres, récentes. Les gens ont saisi l’occasion des funérailles pour se plonger dans leurs souvenirs. Nous avons retrouvé des photos d’utilisateurs faites lors du couronnement d’Elizabeth qui représentaient les familles en pleines réjouissances. On y découvre l’emballement national qu’a suscité son personnage à travers les petits gestes du quotidien. Il y a bien sûr toute une logistique derrière les familles royales et, dans les collections de recensements en ligne de MyHeritage, les utilisateurs peuvent, par exemple, retrouver, des ancêtres qui étaient domestiques ou palefreniers des Windsor. Les funérailles ont été l’occasion de partager ces histoires et celle des anonymes derrière les familles royales. Toutes les photos qui nous ont été envoyées ont été animées, colorisées et partagées par nos utilisateurs sur leurs réseaux sociaux.

Marie Cappart, historienne et généalogiste, a la passion de l’enquête historique. « Nous avons 88 millions d’arbres généalogiques et 6 millions de profils ADN. (…) La quête d’origine est un le plus beau voyage », rappelle-t-elle volontiers. ©MyHeritage

Vous vous profilez comme « le site numéro un d’histoire familiale en Europe ». Néanmoins les recherches entamées et menées sont souvent par définition infinies, et surtout sans frontières.  Ces utilisateurs sont donc au départ plus largement européens ?

Par rapport à d’autres entreprises, oui. Mais nous avons aussi des utilisateurs américains par exemple. Beaucoup ont des ascendants en Europe. Nous pouvons les aider à retrouver leurs cousins européens qui sont de plus en plus nombreux à se lancer dans la généalogie.

Nous comptons plus de 100 millions d’utilisateurs dans le monde, dont un grand nombre réside en Europe, mais les recherches entamées dépassent toujours ce cadre en effet. Nous dénombrons 5,2 milliards de profils et données historiques – état civil, recensement, photos etc. – et 18,5 milliards de données historiques. Grâce à ces milliards de documents et arbres généalogiques, nous permettons aux utilisateurs de découvrir leur passé et de renforcer leur avenir.

Dans quels termes ce positionnement s’évalue-t-il ?

Nous sommes en Europe le premier opérateur en termes de contenu et de nombre d’utilisateurs. La force de nos algorithmes nous distingue des autres. Nous utilisons une technologie de pointe qui va lancer les recherches via des ¨Smart Matches¨ (correspondances intelligentes) et des ¨Record Matches¨ (correspondance de données enregistrées) qui fonctionnent donc avec des algorithmes automatiques. A partir de là l’utilisateur crée un arbre généalogique, fusionne certaines données. Et établit donc des liens familiaux jusque là inconnus de l’utilisateur. Les personnes vivantes ne sont pas affichées sur les arbres.

Quel est le pourcentage de profils ADN que vous soumettent les utilisateurs ?

Sur 104 millions d’utilisateurs qui ont ouvert un compte chez nous, nous avons plus précisément 88 millions d’arbres généalogiques et 6 millions de profils ADN. Les utilisateurs qui commandent un test reçoivent leurs résultats en un mois environ après l’envoi de leur échantillon ADN dans notre laboratoire aux USA. Ils ont aussi la possibilité de télécharger sur leur profil un test ADN réalisé ailleurs. Les tests ADN ne sont qu’une partie de nos activités et représentent souvent un point de départ pour des recherches généalogiques plus approfondies.

Nous sommes encore très loin de cela mais on ne peut pas exclure qu’un jour nous pourrions avoir, par exemple, un passeport génétique. Il est déjà biométrique.

Il y a le risque de pertes de données personnelles,notamment dans le cadre d’affaires criminelles, dont la résolution de plus en plus fréquentes de cold cases, aux États-Unis.  Une porosité entre certaines bases de données a souvent été évoquée.

En Europe, nous sommes strictement encadrés par le RGPD (le Règlement Général sur la Protection des Données de l’Union européenne) que nous respectons soigneusement. Un peu comme pour les données d’un test Covid, il existe plusieurs couches de sécurité entre l’identité d’une personne et un code ADN. L’utilisateur reste maître de ses données, c’est lui qui demande le test et nous lui demandons s’il accepte de partager ses données pour d’éventuelles correspondances génétiques. Notre but est d’offrir le meilleur des services et les meilleurs outils. Les utilisateurs sont toujours maîtres de leur arbre généalogique et peuvent le retirer à tout moment.

Vous ne collaborez donc jamais avec les forces de l’ordre ou des institutions médicales par exemple?

Jamais. Le RGPD d’application en Europe ne le permettrait de toute façon pas, à moins bien sûr de demander spécifiquement aux utilisateurs s’ils acceptent de voir leurs données transmises aux autorités judiciaires. De toute façon nous ne pratiquons pas la recherche de généalogie criminelle utilisée par ailleurs pour résoudre les cold cases auxquels vous faisiez allusion aux États-Unis notamment.
Nos tests se concentrent sur la recherche des origines, à des fins purement généalogiques. Nous fournissons aux utilisateurs qui le demandent leurs origines ethniques et les correspondances génétiques que nous avons pu mettre au jour. Une fois encore, ces tests se pratiquent seulement sur demande expresse de citoyens dont le pays permet ce type de procédure.
Dans le marché de la généalogie en général, l’intention est de protéger l’utilisateur. Et le règlement européen dans ce sens est sans doute parmi les plus stricts. Nous nous engageons auprès des utilisateurs à ne jamais revendre ou céder leurs données. J’ajouterai qu’il y a beaucoup de fantasmes et d’idées préconçues dans ce domaine, avec ce côté un peu complotiste de l’usage qui serait fait des données…

Comment fonctionnent des sites comme le vôtre aux États-Unis, partagent-ils des données avec les autorités pour certains?

J’ignore les arrangements de nos compétiteurs, nous en tout cas, nous ne travaillons pas du tout dans ce registre. Par ailleurs, la justice qui ordonne des tests ADN se base sur ceux de laboratoires agréés.

Que dire du hacking ?

Nos données sont archi-protégées. Depuis que je travaille ici en coulisses, je suis moi-même ébahie par l’ampleur des mesures de sécurité. Une unité y travaille 24 heures sur 24. Nos recherches et résultats ne sont que la partie visible de l’iceberg. L’essentiel de nos activités consiste précisément à tout sécuriser.

Vous rappelez que la France ne permet pas les tests ADN pratiqués à titre privé, pour ce type de quête personnelle.

Non. La Pologne non plus. Ce sont deux pays européens qui n’autorisent pas à leurs citoyens de faire ces tests. Nous respectons la législation de chaque pays. J’ai assisté récemment à un congrès de généalogie au sud de la France. Il était évidemment hors de question de mentionner, sous quelque forme que ce soit, nos activités de testing.

Cela se pratique néanmoins par beaucoup d’utilisateurs français notamment en mode souterrain, en ligne.

Sans doute, mais nous ne nous prononçons pas à ce sujet ni n’encourageons ces pratiques. Mais en effet, les tests ADN sont très populaires dans l’Hexagone. Les Français ont une vraie passion pour la recherche de leurs origines.

Caméras de surveillance, traçages digitaux à des fins commerciales, établissements de profils selon les données fournies aux réseaux sociaux, etc. La « transparence » présentée souvent en vertu dominante va-t-elle un jour tout broyer ? A quel point sera-t-elle inéluctable ?

Nous sommes encore très loin de cela, fort heureusement mais on ne peut pas exclure qu’un jour nous pourrions avoir, par exemple, un passeport génétique. Il est déjà biométrique.

Quels sont les principaux profils de vos utilisateurs et quels sont les types de demandes les plus fréquentes?

Nous avons des personnes de tous les âges, tant actifs que retraités. Un peu de plus de femmes que d’hommes peut-être et un nombre croissant de jeunes. Avant, la généalogie était un loisir de petits vieux, aujourd’hui de plus en plus de jeunes s’y intéressent.

La quête d’origine est le meilleur des voyages. L’engouement est lié aussi à ce côté énigme que comportent de telles recherches.

Cette explosion est-elle liée, philosophiquement, à une quête générale de meilleure connaissance de soi, induite entre autres par le développement de la psychologie ? Cela se rapproche aussi d’un intérêt croissant pour l’histoire ?

Un peu tout cela bien sûr. Nous avons constaté aussi que durant la crise sanitaire durant laquelle certains ont perdu des proches,et dans le climat d’incertitude ambiant, les gens se posaient de plus en plus de questions par rapport à leurs origines.

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Ce suspense qui tient en haleine est, dites-vous, un autre incitant.

L’engouement est lié aussi à ce côté énigme que représentent de telles recherches. On peut le rapprocher du principe des “escape games”… Mais il s’agit ici d’une énigme palpitante puisque cela touche à nos liens personnels. Il s’agit d’aller de ce qu’on connaît pour découvrir l’inconnu. Dans ce domaine, on ne sait jamais ce que la prochaine “correspondance intelligente” donnera. Et on peut avoir bien des surprises.

La quête d’enfants nés sous X, ou plus largement de parents inconnus, est un volet qui est aujourd’hui, enfin, pris très au sérieux.

Oui, il y a la nécessité de briser le secret dans ces thématiques sensibles. Comme l’a montré notamment le spectacle ADN de Myriam Leroy, récemment au TTO, cette recherche vise à répondre à des questions intimes. Des enfants qui parfois n’arrivent pas à savoir ce qui cloche dans leur vie, il y a souvent, derrière, du non-dit ou du non-su. Lorsqu’il y a une recherche, souvent le reste de la famille s’engage ensuite. C’est une activité intergénérationnelle.

Brochure où figure le soldat Carter en 1914, « la veille de la boucherie ». Son image apparaît de longue date sur des brochures liées à l’armée britannique mais il a pu être identifié seulement après une enquête minutieuse et les recoupements multiples de Marie Cappart. © Commonwealth War Graves Commission (CWGC) & ©VisitMons

Établir des regroupements familiaux à partir d’un test ADN peut être un processus complexe.

Nous avons développé un outil nommé la Théorie de la Relativité Familiale qui vise à comparer les arbres généalogiques, à chercher les personnes ayant un patrimoine génétique commun. Nous disposons également d’outils comme le navigateur de chromosomes qui nous permet, après que l’on a établi une correspondance ADN, de voir quelles sont les parties du chromosome qui sont partagées, la longueur des segments partagés, le pourcentage en commun … Ce type de résultat permettra de croiser, avec d’autres techniques de triangulation – via notamment des « auto clusters », un outil de regroupements automatiques -, le profil d’un utilisateur avec celui d’autres dont il partage l’ADN. La longueur des segments, leur ordre etc permettent d’établir, un degré de parenté.

Vous avez pu retracer le récit d’un soldat inconnu de la Première Guerre mondiale qui figurait sur une brochure largement utilisée.

C’était un soldat britannique qui apparaissait sur une photo apparaissant dans tous les dépliants de la Commonwealth War Graves Commission, chargée de l’entretien des cimetières de guerre britanniques à travers le monde. La photo avait été prise en 1914, à la veille de la bataille de Mons, juste avant la boucherie totale. Il a ce sourire magnifique et s’appelle Carter, un nom très courant. J’ai pu, en procédant par short-listing établir les arbres généalogiques d’une dizaine de personnes qui auraient pu être cet homme. J’ai ensuite recherché leurs descendants à tous, qui m’ont tous envoyé des photos de leurs aïeux. Et un jour quelqu’un m’a écrit d’Italie, avec la bonne photo de son grand-père. Bingo, c’était lui !

En croisant les arbres généalogiques et divers documents, nous avons retrouvé la maison exacte où David Rossler, un Belge, était caché à Auderghem durant la Deuxième guerre mondiale. Nous avons retrouvé des descendants de la famille et le nom du héros qui l’a sauvé. Grâce à ces retrouvailles, une procédure pour faire reconnaître ce héros comme Juste a été entamée.

Un autre exemple : un Bruxellois, Lionel Rossler, avait lancé un appel pour retrouver la famille qui avait sauvé son père, David Rossler, et sa grand-mère du joug nazi pendant la Deuxième Guerre mondiale. Lorsqu’il s’est adressé aux réseaux sociaux pour demander de l’aide, j’ai répondu et j’ai lancé des recherches. Lionel et son père, David, ont pu rencontrer les descendants du sauveur de David à l’endroit même où il les avait cachés il y a tant d’années. Nous avons pu l’aider en nous basant exclusivement sur nos collections historiques. En croisant les arbres généalogiques et divers documents, nous avons retrouvé la maison exacte où David Rossler était caché à Auderghem, des descendants de la famille et le nom du héros qui l’a sauvé. Grâce à ces retrouvailles, une procédure pour faire reconnaître ce héros comme Juste a été entamée. C’est une belle histoire qui ne s’est pas basée sur une recherche ADN.

David Rossler dans la maison où il avait été caché pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il est entouré par les descendants de Georges Bourlet, l’homme qui lui a sauvé la vie, et lui a permis d’échapper au joug nazi. ©MyHeritage

Vous avez aussi un exemple lié au conflit en Ukraine.

On voit régulièrement surgir des récits émouvants. Récemment notre bureau ukrainien, basé à Kiev, a dû être évacué au moment de l’invasion russe. Nous avons mis l’équipe en sécurité. Notre représentant principal avait trouvé, via MyHeritage, des cousins à l’étranger qui ont permis de l’accueillir. Grâce à nos correspondances de données, nous avons pu aider d’autres Ukrainiens à se trouver des cousinages divers, et leur avons adressé ce message : nous avons souvent, au bout de notre patrimoine génétique, des génomes communs. Nous sommes tous frères…

Nous travaillons avec l’ONG belge Racines Perdues, qui œuvre au Guatemala. Nous avons offert des kits d’utilisation pour aider les enfants adoptés qui le souhaitent à retrouver leur famille. Les questions autour de l’adoption sont un exemple clé de notre activité philanthropique. Nous estimons que chacun a le droit fondamental de connaître ses origines.

Autre histoire mémorable, un récit d’adoption : deux sœurs d’origine coréennes, une Belge et une Américaine, ont pu, grâce à nos recherches, se retrouver en 2018. Toutes deux avaient fait le test ADN chez nous. Nous avons organisé des retrouvailles à l’endroit où elles avaient été abandonnées, dans une station de métro. Les questions autour de l’adoption sont un exemple clé de notre activité philanthropique. Nous estimons que chacun a le droit fondamental de connaître ses origines.

Nous travaillons avec l’ONG belge Racines Perdues, qui œuvre au Guatemala. Nous avons offert des kits d’utilisation pour aider les enfants adoptés qui le souhaitent à retrouver leur famille. Nous aidons les personnes à répondre aux questions qu’elles se posent et à réunir des familles.

Des émissions comme la très culte Heir Hunters sur la BBC recherchent des héritiers pour des successions sans descendants connus. Travaillez-vous dans ce registre aussi ?

En Flandre, il y a une émission sur la recherche d’héritiers sur VTM. Aux Pays Bas, il y en une autre, Toutes cartonnent. Ça montre l’enthousiasme pour ce genre d’enquête. Nous n’avons pas vocation à cibler ce type de recherches mais nos outils peuvent être utilisés par les grands cabinets de généalogie successorale. Nous arrivons souvent, même quand il y a très peu de données de base, à remonter d’une centaine d’années dans le passé.

Vous nous avez, dites-vous, réservé une info en primeur dans le monde musical belge.

J’ai découvert qu’Angèle et Stromae avaient un lien de parenté assez éloigné, du côté maternel de chacun. Cela remonte à la fin du XVe/tout début du XVIe siècle. La branche Van Haver de Paul, avec laquelle je cousine par d’autres ancêtres, est parente avec la branche Bibot d’Angèle et donc bien sûr de Romeo Elvis, cette dernière branche compte une série d’ancêtres dans la noblesse. J’ai trouvé dans la foulée qu’un des arrières-grands-pères de Stromae, qui était au 5e régiment de ligne, était également musicien.
Ces démarches marquent le début d’une recherche humaine, pas la fin. La quête d’origine est le meilleur des voyages.

Voir aussi > https://www.myheritage.fr/arbre-généalogique

Article publié dans Paris Match Belgique 04/11/22

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