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Vers une alimentation plus durable ? Les supermarchés belges n’en feraient pas assez

Les supermarchés ne promeut pas assez les produits durables

Manger moins de viande et plus d'aliments à base de plantes est une étape cruciale pour réduire l'impact environnemental. | © Pixabay

Société

Réduire notre impact environnemental cela passe aussi par notre alimentation.

Les cinq principaux supermarchés, Colruyt, Delhaize, Carrefour, Aldi et Lidl, qui représentent 80% du marché de la grande distribution en Belgique, pourraient en faire davantage pour encourager une alimentation plus végétale et durable, ressort-il mardi de l’enquête Superliste Environnement, menée pour la première fois en Belgique par Questionmark, un think tank néerlandais indépendant, en collaboration avec plusieurs partenaires belges, dont Test Achats. L’enquête, soutenue par Ecoconso, Canopea (ex-Inter-Environnement Wallonie) et Bond Beter Leefmilieu notamment, passe au crible les efforts des principales enseignes belges pour promouvoir et encourager la transition vers une alimentation végétale et durable.

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« Manger moins de viande et plus d’aliments à base de plantes est une étape cruciale pour réduire l’impact environnemental de notre alimentation. Or les supermarchés en font trop peu pour faciliter la tâche de leurs clients », constate Questionmark, qui a analysé l’assortiment, l’aménagement, les promotions et les politiques internes des supermarchés concernés. En rayons, l’offre d’aliments végétaux reste limitée. Ainsi, « deux plats cuisinés sur trois contiennent de la viande ou du poisson, et seuls 4% des plats cuisinés étudiés sont entièrement à base de plantes (vegan) », avance le think tank néerlandais. S’il existe des initiatives et des politiques pour encourager une alimentation plus végétale, « les objectifs concrets font plutôt défaut », souligne Questionmark.

Des nouvelles mesures

Bien souvent, les informations sur l’origine, le transport et les méthodes de culture des produits sont également peu détaillées ou pas transparentes. C’est surtout le cas concernant la production de soja pour l’alimentation animale, l’huile de palme et le cacao, trois ingrédients responsables d’une grande partie de la déforestation mondiale. « Au niveau de l’offre, nous pensons qu’un grand potentiel d’amélioration consisterait en la généralisation d’un score environnemental (à l’image du Nutri-score) », estime Corentin Roland de Canopea. « Si les supermarchés ont déjà fait un réel effort pour proposer des produits locaux, avoir un assortiment plus local et surtout, plus de transparence, par exemple sur l’origine des aliments, est très important », ajoute Renaud De Bruyn d’Écoconso.

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Si les supermarchés commencent à prendre des mesures pour lutter contre le gaspillage et les pertes alimentaires, des définitions claires, des objectifs mesurables et des rapports sur ces objectifs font le plus souvent défaut. « Les supermarchés ont fait un premier pas, mais ils sont encore loin d’en faire assez », estime Julie Frère, porte-parole de Test Achats. Des initiatives existent, mais elles sont encore trop faibles et disparates pour inciter le consommateur à faire des choix plus durables.

Les cinq supermarchés ne sont toutefois pas tous logés à la même enseigne, certains étant plus avancés que d’autres en matière de transition vers les protéines végétales, l’agriculture durable et la lutte contre le gaspillage alimentaire. « Si nous combinions les bonnes pratiques de tous les supermarchés belges, nous ferions immédiatement un grand pas en avant », conclut Jelle Goossens, porte-parole de Rikolto, également partenaire de l’étude.

Par Belga 

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