Paris Match Belgique

Le tueur en série surnommé « Le Serpent » va être libéré

Le tueur en série surnommé "Le Serpent" va être libéré

Charles Sobhraj, le 1er juin 2011. | © Prakash MATHEMA / AFP

Société

Son histoire avait été popularisée par la série Netflix Le Serpent, avec Tahar Rahim dans le rôle principal.

 

La plus haute juridiction du Népal a ordonné mercredi la libération de Charles Sobhraj, après 19 ans de détention. Le tueur en série français dépeint dans la série Netflix Le Serpent a été responsable d’une série de meurtres à travers l’Asie dans les années 1970.

La Cour suprême a estimé que Charles Sobhraj, 78 ans, emprisonné dans la république himalayenne depuis 2003 pour le meurtre de deux touristes nord-américains, devait être libéré pour des raisons de santé, selon une copie du verdict consultée par l’AFP.

Jusqu’à 30 meurtres

Charles Sobhraj est responsable d’une série de meurtres en Asie du Sud-Est dans les années 1970. Il a commis au moins 12 meurtres, mais il pourrait y en avoir jusqu’à 30. Sobhraj visait principalement les touristes occidentaux, qu’il empoisonnait, étranglait ou incendiait. Après le meurtre d’un couple de Hollandais, le Néerlandais Herman Knippenberg l’a traqué. Knippenberg travaillait pour l’ambassade des Pays-Bas en Thaïlande et l’a lié à un certain nombre d’autres meurtres dans d’autres pays.

Lire aussi > « Le Serpent » : Tahar Rahim est phénoménal dans le trailer du prochain carton Netflix

Sobhraj a été détenu en Inde en 1976, mais a réussi à s’échapper dix ans plus tard. Peu de temps après, il a été repris, mais en 1997, sa peine de prison était terminée. Il a vécu comme une célébrité à Paris et a donné plusieurs interviews à la télévision. En 2003, il est retourné au Népal où il a été arrêté pour des meurtres datant des années 1970, pour lesquels il n’a pas encore été jugé.

Le tueur en série était appelé le serpent parce qu’il trompait de nombreuses personnes et, comme un serpent, était difficile à attraper. Il changeait souvent d’identité et utilisait même les passeports de ses victimes pour voyager.

Avec Belga

CIM Internet