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César 2023 : les artistes mis en cause pour « violences » seront écartés de la cérémonie [VIDÉO]

Les personnes présumés ou coupables de violences ne seront pas conviées à la cérémonie. | © Belga.

Société

En 2020, Roman Polanski, alors accusé de nombreux chefs d’accusation dont viol sur mineur, avait été célébré à la fameuse cérémonie française. L’évènement avait soulevé de nombreuses indignations ainsi qu’un grand nombre de questions auxquels le festival semble donner un début de réponse avec cette décision.

Après que l’actrice Adèle Haenel ait publiquement crié en 2020, sur la scène des Césars : « C’est une honte ! La honte » concernant les accusations visant le réalisateur Roman Polanski, l’affaire avait finalement soulevé la dorénavant fameuse question suivante : « peut-on séparer l’homme de l’artiste ? ». L’Académie des César a donc pris des mesures, lundi 2 janvier : « Par respect pour les victimes (même présumées en cas de mise en examen ou de condamnation non définitive), il a été décidé de ne pas mettre en lumière des personnes qui seraient mises en cause par la justice pour des faits de violence. ».

Oui, mais…

Si une personne figurant sur la liste des nommés fait l’objet : soit d’une mise en examen pour des faits de violence, notamment à caractère sexuel ou sexiste, passibles d’une peine de prison ; soit d’une condamnation en cours prononcée en raison de tels faits, alors cette personne ne pourra pas être invitée à la Cérémonie. Ceci-dit, si les personnes présumées ou coupables de violences ne seront pas conviées à la cérémonie, elles pourront toutefois se voir récompenser par le jury. Un petit pas vers la décence donc, mais toujours une certaine retenue de l’Académie puisque les agresseurs présumés pourront toujours se voir récompenser pour leurs œuvres.

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