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Tous les jours, un Allemand se rend au boulot à la nage

On ne dirait pas comme ça, mais cette personne se rend à son travail. | © BELGA/Alexander Heinl/dpa

Société

Certains y vont à pied, d’autres en transports en commun, d’autres en voiture, d’autres en vélo… et d’autres encore à la nage. Comme Benjamin David, un jeune Allemand qui troque tous les matins son costume pour un maillot de bain.


En Allemagne, un habitant de Munich a choisi un mode de transport plutôt inhabituel pour rejoindre son lieu de travail : tous les matins, Benjamin David parcourt deux kilomètres à la nage dans l’Isar, un affluent du Danube, afin d’éviter les embouteillages.

Au moins, Benjamin David est sûr d’arriver à l’heure au boulot. © BELGA/Alexander Heinl/dpa

« Le trafic sur la route parallèle à l’Isar est si important que ce n’est vraiment pas amusant. En nageant, je suis non seulement plus rapide mais aussi plus détendu », explique le Munichois dans un entretien accordé à la BBC. Après vérifié la force du courant, Benjamin David range ainsi son ordinateur, son costume et ses chaussures dans un sac étanche conçu rien que pour lui par un designer suisse, avant de s’enfoncer dans l’eau, sandales aux pieds, pour se protéger des débris abandonnés dans l’eau. Il admet nager moins souvent en hiver qu’en été, la température n’étant forcément pas la même, même s’il lui arrive de le faire à l’occasion, alors protégé d’une combinaison.

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« De temps en temps, les gens me regardent depuis le pont et rigolent ou me demandent ce que je fais », raconte-t-il. Mais le travailleur ne se décourage pas pour autant et pousse même ses collègues à se joindre à lui : « Je ne serais pas surpris que dans les prochaines années, l’Isar devienne un moyen de transport logique pour aller au travail. Ici, les gens commencent à vraiment aimer la nage ».

Les claquettes et le maillot à côté de son ordi, © BELGA/Alexander Heinl/dpa

Comme le précise France Info, « au-delà de sa démarche personnelle, Benjamin David entend réveiller la vocation de l’Isar, longtemps utilisé comme voie de communication entre Rome et Vienne. Reste à savoir si d’autres courageux Munichois seront prêts à l’imiter ».

(Avec Belga)

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