Offre d’emploi : La Nasa recrute un « officier de protection planétaire » contre les aliens

Offre d’emploi : La Nasa recrute un « officier de protection planétaire » contre les aliens

Mars pourrait-il vraiment attaquer ? | © Flickr/ESO/M. Kornmesser

Société

L’annonce peut prêter à sourire mais elle est pourtant bien réelle. Il y a plusieurs jours, la Nasa a mis en ligne une annonce particulière. L’agence américaine recherche en effet un « défenseur de la planète » contre les contaminations extraterrestres.

Le poste ? « L’officier de protection planétaire ». La mission ? Protéger la Terre de toute contamination par une vie extraterrestre et, l’inverse, protéger l’espace planétaire en évitant que les humains ne contaminent planètes, lunes ou tout autre objet dans l’espace. Un poste assez original créé en 1967, rapporte Business Insider, qui vous fera gagner jusqu’à 187 000 dollars par an, soit près de 160 000 euros, « plus bénéfices ».

À ce prix-là, ne vous attendez pas à repousser les martiens à coup de « Indian Love Call », pour autant. Le poste est bien sérieux et requiert des compétences précises : une expérience d’un an minimum en tant que haut-fonctionnaire du gouvernement américain et une solide connaissance de la protection planétaire. Autre léger détail : être citoyen américain.

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À l’heure d’aujourd’hui, il n’existe que deux personnes qui font ce travail à temps plein (et qui bénéficient de ce salaire) : l’un pour la Nasa et l’autre pour l’ESA, l’agence spatiale européenne. À la Nasa, Catharine Conley occupait cette place depuis 2014. « Cette nouvelle offre d’emploi est la conséquence d’une redéfinition du poste que j’occupais jusqu’ici au Bureau de la sécurité et de la garantie des missions, une autorité indépendante au sein de l’agence », explique-t-elle à Business Insider.

Éviter « une contamination biologique dans les explorations spatiales humaines et robotiques »

Dans la description du poste, on peut lire que l’officier de protection planétaire aura pour mission d’éviter « une contamination biologique dans les explorations spatiales humaines et robotiques ». En effet, quand un vaisseau est envoyé sur une autre planète, des bactéries et autres micro-organismes résistants peuvent aussi voyager clandestinement et contaminer ainsi d’autres mondes. Ce serait une catastrophe pour ces scientifiques qui les étudient depuis des années, voire même « presque illégal », les États s’étant engagés en 1967, lors de la signature du Traité de l’espace, à éviter à tout prix une telle contamination, rapporte le Huffington Post. Selon cet accord international, chaque mission spatiale doit avoir moins d’une chance sur 10 000 de contaminer un monde étranger, précise Business Insider.

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Et inversement

Pour que le scénario de Life ne se produise pas dans la réalité, cette protection est valable également dans l’autre sens. L’officier devra faire en sorte que les échantillons ramenés sur Terre ne causent aucune contamination par une vie biologique, microscopique. Un phénomène qui pourrait se produire par exemple dans le cas de Mars ou surtout du satellite Europe, « dont les caractéristiques seraient relativement propices à la vie », explique le Huffington Post.

Si le poste donne l’impression d’être un héros qui sauvera la planète et l’humanité, il se résume surtout à trier des mails et à éplucher des rapports, d’après Catharine Conley. Vous êtes prévenus.

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