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Santé ! Boire de l’alcool avec modération protégerait de la démence

Boire, oui, mais avec modération... | © Facebook @ Baddie Winkle

Société

« L’alcool conserve »… L’adage, répété à l’envi par les gais-lurons, ne serait finalement pas si faux, à condition de boire avec modération. Une étude de l’Université de Californie a en effet révélé que les personnes qui boivent de l’alcool régulièrement auraient plus de chances d’atteindre l’âge de 85 ans sans développer de démence. 

Pour arriver à cette conclusion, l’étude s’est penchée sur le cas de 728 femmes et 616 hommes ayant été suivis pendant 29 ans, avec des évaluations de leur santé cognitive tous les quatre ans entre 1988 et 2009. « Cette étude est unique, souligne le Docteur Linda McEvoy, qui a dirigé l’équipe de chercheurs. Nous avons surveillé la santé cognitive des hommes et des femmes pendant des années et nous avons réalisé que la consommation d’alcool n’est pas seulement liée à la réduction des taux de mortalité, mais aussi à la conservation d’une bonne santé mentale à un âge avancé ».

Passé trouble

L’étude a en effet révélé que les sujets qui buvaient des quantités modérées d’alcool ( un verre par jour pour les sujets de 65 ans et plus et deux verres maximum pour les hommes de moins de 65 ans) cinq à sept jours par semaine avaient une meilleure santé cognitive que les non buveurs. Problème, selon Séverine Sabia, chercheuse de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, qui a souligné au Huffington Post que l’étude ne prenait pas en compte le passé des sujets.

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Risque plus élevé

« Les personnes étant dans le groupe de référence ne buvaient pas d’alcool l’année du questionnaire (en moyenne à un âge de 72 ans) mais ont très bien pu boire par le passé et s’arrêter pour des raisons de santé. Il est donc possible que les personnes ayant arrêté de boire pour des raisons de santé aient un risque plus élevé de déficit cognitif » a-t-elle ainsi expliqué. Et de rappeler qu’une étude de 2015 de l’Université du Sud de la Floride avait révélé un risque de démence bien plus élevé chez les gros buveurs que chez les buveurs modérés.

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