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« La faute des femmes » : Le coup de gueule d’Emma après la charge mentale

L'un des conseils adressés aux femmes : "en cas de panique, fredonnez". | © Emma/Facebook

Société

Les solutions proposées dans les médias pour alléger la charge mentale, adressées essentiellement aux femmes, n’ont pas plu à Emma, l’auteure de « Fallait demander » sur le sujet. Et elle le fait savoir dans un nouveau projet, vite fait, bien fait « La faute des femmes ».

« Un petit coup de gueule express parce que des fois on nous prend vraiment pour des quiches », introduit le nouveau projet « un peu à l’arrache » d’Emma. Quelques mois après la charge mentale, la dessinatrice revient sur le buzz qui l’a mise sur le devant de la scène médiatique et ne cache pas sa déception.

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« Cet été, les articles sur le sujet ont fleuri faisant gonfler mon espoir d’un monde meilleur et plus équitable. (…) Allait-on enfin proposer des solutions politiques pour nous décharger de notre deuxième journée ? Les médias allaient-ils encourager l’allongement du congé paternité ? La formation à l’égalité dès la petite enfance ? », se demande-t-elle.

Pas de bol, les articles qui proposent des solutions pour alléger cette charge sont loin d’en proposer des concrètes ou politiques. Ces conseils, plus ridicules les uns que les autres, s’adressent même aux femmes, et non aux hommes. Après l’avoir conceptualisé et dénoncé, ce serait donc aussi aux femmes de trouver une solution ?

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Facebook/Emma
Facebook/Emma

« Fredonnez ». Un dernier conseil qui n’a pas manqué de faire rire certains, et enrager d’autres. Mais ce n’est pas le seul, une vidéo, pointée du doigt par Emma, donne sept conseils adressés directement aux femmes, sans s’en cacher, dont celui de ne pas faire « l’erreur de vous occuper de tout à la naissance du bébé ». « J’ai compris, tout ça, c’est de notre faute les meufs », écrit-elle sur l’une de ses planches.

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Augmenter le congé de paternité

L’occasion pour l’auteure de « Fallait demander » d’aborder le problème du congé de paternité. Trop court, selon elle. En France, celui-ci est de 11 jours. En Belgique, c’est pire. Les jeunes pères a droit à 10 jours d’absence, à prendre dans les quatre mois après la naissance de l’enfant. Encore faut-il qu’ils décident de les prendre.

Mais en près de 15 ans, la situation a tout de même évolué. En 2016, ils étaient 42 980 à avoir pris un congé parental. C’est 14 fois plus qu’en 2002, rapporte Le Soir. Cette évolution va-t-elle mener à une meilleure répartition des rôles dans la famille, voire une égalité ? Ce serait trop beau.

 

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