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Animal Rights pointe un abattoir en Flandre avec des images choc

Photo d'illustration. | © BELGA PHOTO JASPER JACOBS

Société

Un nouvel abattoir flamand vient d’être dénoncer par l’association de protection animale.

L’organisation de défense des animaux Animal Rights a dévoilé des images qu’elle affirme avoir filmées en juillet dernier en caméra cachée à l’abattoir Verbist à Izegem, sur lesquelles on peut voir notamment des bovins recevoir des coups ou des chocs électriques.

Panique à box

Dans la suite de la vidéo, qui fait également l’objet d’un article dans De Morgen et Het Laatste Nieuws ce mardi 12 septembre, des bovins sont suspendus et égorgés, suivant le procédé normal d’un abattoir, mais certains semblent encore partiellement ou totalement conscients au moment de l’égorgement, n’ayant pas été correctement étourdis selon l’organisation.

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« Les images des bovins filmées dans le box d’étourdissement témoignent de réactions intenses de panique. Du box, les animaux ont vue sur l’abattage de leurs semblables. Ils perçoivent la façon dont ces derniers sont suspendus et égorgés. »

« Certains bovins terrifiés essayent de s’élever hors du box », note l’organisation. Celle-ci relève aussi « l’utilisation routinière d’un taser » par un des travailleurs, sur les bovins dirigés vers le box d’étourdissement. « Il se sert à maintes reprises de l’appareil à chocs électriques sur les flancs et l’anus des animaux, ce qui est interdit par la loi. »

Capture d’écran

Dans les règles de l’art

La présidente d’Animal Rights, constituée en ASBL en Belgique en 2015 et également présente aux Pays-Bas, précise dans un communiqué envoyé mardi que son organisation va « déposer une plainte au service du Bien-être animal flamand » et « exiger la fermeture de l’abattoir d’Izegem. »

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La société Verbist, contactée par De Morgen et Het Laatste Nieuws, y a réagi via son patron Louis Verbist, qui affirme que son abattoir fonctionne « dans les règles de l’art ». « Ces vidéos me renforcent dans mon ambition de miser encore davantage sur le bien-être animal », précise quant à lui le ministre flamand compétent Ben Weyts.

« Le chemin vers davantage de bien-être animal est fichtrement long »

L’inspection flamande du bien-être animal, sous la compétence du ministre régional Ben Weyts, se rendra ce mardi matin à l’abattoir Verbist d’Izegem. Le porte-parole du ministre confirme l’information, répercutant la réaction outrée de l’homme politique N-VA, selon lequel « le chemin vers davantage de bien-être animal est fichtrement long. »

Selon le dossier transmis à la presse par Animal Rights, qui avait déjà récemment pris pour cible un couvoir et élevage de poulets à Tielt, la vidéo a été composée à partir d’images filmées du 17 au 31 juillet 2017. Un travailleur de l’abattoir d’Izegem, sympathisant de l’ASBL, aurait permis à cette dernière d’y installer des caméras cachées, qui ont enregistré un total de 59 heures d’images.

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Conclusion de l’association : « les règles en matière de bien-être animal ne sont pas respectées » sur ce site qui appartient au groupe Veviba, fondé par la famille flamande Verbist mais dont le siège social est à Bastogne. Selon Animal Rights, le montage vidéo est « un résumé des faits qui ont été observés à plusieurs reprises sur les 59 heures d’enregistrement ».

L’ASBL estime qu’ils constituent des infractions à un règlement adopté en septembre 2009 par le Conseil de l’Union européenne, notamment un article qui stipule que « l’animal est maintenu dans un état d’inconscience et d’insensibilité jusqu’à sa mort. »

 

– Avec Belga

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