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Aluminium dans les vaccins : un rapport piquant sur le risque d’effets neurotoxiques

Le rapport pointe les risques inhérents à l’aluminium que contiennent la majorité des vaccins. | © Imago/Belga

Société

Livrée en mars dernier, une étude soulignant la dangerosité de l’aluminium dans les vaccins vient seulement d’être révélée.

L’annonce risque de faire l’effet d’une bombe à l’heure où la France s’apprête à rendre onze vaccins obligatoires d’ici 2018. Révélée ce vendredi 22 septembre par Le Parisien, une étude commandée par l’ANSM (l’Agence nationale de sécurité du médicament) souligne la dangerosité de l’aluminium dans les vaccins. Selon ses auteurs, dans quelques rares cas et sur du long terme, l’aluminium présent dans les vaccins peut provoquer des effets neurotoxiques, « même à faible dose ».

Rapport innaperçu

Sorties en mars dernier, les conclusions du rapport n’ont jamais été rendues public jusqu’à aujourd’hui, déplore Guillemette Crépeaux, chercheuse à l’Inserm et coauteure de l’essai. Et ce, dans un contexte où le débat continue d’être houleux autour de l’extension de l’obligation vaccinale. Si « les avis consultatifs du conseil scientifique n’ont pas vocation a être publiés », explique l’ANSM, « cela ne veut pas dire qu’on cherche à les cacher », défend-t-on.

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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le rapport est loin d’être « anti-vaccin ». « Cette étude ne change rien aux actuelles conclusions :  : il n’y a aucun argument scientifique à ce jour qui remet en cause l’innocuité des vaccins. Rien ne démontre une dangerosité des vaccins « , a déclaré le ministère de la Santé. Ses auteurs, qui ne se prononcent pas contre les vaccins, pointent néanmoins les risques inhérents à l’aluminium que contiennent la majorité d’entre-eux.

Photo d’illustration. © Karl-Josef Hildenbrand /dpa

« La dose ne fait pas le poison »

Selon le service neuromusculaire de l’hôpital Henri Mondor de Créteil, à l’origine de l’étude, l’adjuvant aluminique – qui permet de stimuler les mécanismes de l’immunité – « peut induire une accumulation d’alumium à long terme et des effets neurotoxiques », et ce « même à faible dose ». « La dose ne fait pas le poison » résume l’équipe de chercheurs qui précise qu’une petite injection peut suffire à entraîner des complications. Chez les souris testées, certaines ont ainsi présenté des troubles comme des douleurs musculaires, de la fatigue et des comportements anormaux.

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« Pour la première fois » dans la littérature sur les vaccins, cette étude met en évidence des facteurs génétiques de prédisposition à développer une myofasciite à macrophages (une lésion provoquant fatigue, douleurs musculaires, voire troubles neurologiques) après la vaccination, écrit Le Parisien. Une conclusion qui en rejoint d’autres, déjà exposées dans les années 2000.

Poursuivre les recherches

À l’heure actuelle, les scientifiques sont toujours en attente d’un retour de la part des autorités sanitaires et appellent « la puissance publique à prendre ses responsabilités en la matière », note Dominique Martin, directeur de l’ANSM. « Des approfondissements sont nécessaires », juge l’équipe de scientifiques qui réclame d’avantage de fonds pour pouvoir continuer ses recherches. Contacté par Le Parisien, le ministère de la Santé se prononce lui-même « pour la poursuite des études » et reconnaît que « les questions doivent évidemment trouver des réponses ».

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