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La mort de la « Veuve blanche », du punk rock à Daech

Sally Jones était partie pour la Syrie en 2013 | © Morukc Umnaber/dpa

Société

Celle que l’on surnommait la « Veuve blanche », anciennement mariée à un hacker de l’État islamique, a été tuée à Raqqa.

Qui était Sally Jones, surnommée la « Veuve blanche », ancienne rockeuse punk devenue recruteuse pour Daech ? Sally Jones, partie en Syrie en 2013 et qui occupait un rôle primordial au sein de l’État islamique, a été tuée en juin dernier par un drone américain alors qu’elle tentait de fuir Raqqa, selon le Times. Son fils Jojo, âgé de 12 ans, aurait également été tué lors de cette frappe.

Partie en Syrie rejoindre son mari

Sally Jones, 50 ans, mère de deux enfants, aura subi le même sort que son mari, Junaid Hussain, 21 ans. Ce dernier, pirate informatique originaire de Birmingham et membre de Daech, a été tué en août 2015 lors d’une frappe aérienne sur Raqqa. Les services de renseignement britanniques auraient aidé à le localiser et auraient également suivi les mouvements de Sally Jones, qui a voyagé avec son fils vers la Syrie en 2013 pour épouser Junaid Hussain. Leurs noms faisaient partie d’une « liste de personnes à tuer » du gouvernement américain.

Sally Jones tentait de fuir Raqqa sous le feu des nombreux bombardements des armées de la coalition et des forces locales, lorsqu’elle a été tuée. L’annonce de son décès a été gardée secrète, à cause de la possible mort de l’enfant.

Son fils comme bouclier humain

Les drones suivent souvent leurs cibles pendant plusieurs semaines, attendant l’occasion de lancer un missile sans tuer de civils. Sally Jones aurait utilisé son fils comme bouclier humain depuis la mort de son mari. Hussain et Jones – surnommés « Mr et Mme Terreur » – ont été liés à plus d’une douzaine de complots terroristes.

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Ex-musicienne punk, Sally Jones – renommée Sakinah Hussain – était en charge de trouver des jeunes filles occidentales pour les faire voyager jusqu’en Syrie et devenir des épouses de jihadistes. Les autorités soupçonnaient également la « veuve blanche » d’être à la tête du premier bataillon de combattantes de l’EI. Son mari était également un recruteur prolifique, qui a dirigé une unité de piratage pour l’État islamique. Sally Jones avait par ailleurs permis à Jojo de participer à une vidéo de propagande sanglante dans laquelle il est vu en train de tirer sur un otage derrière la tête, aux côtés d’autres jeunes garçons.

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