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Washington se réveille face à la douleur des Rohingyas

Le camp de réfugiés de Kutupalong. | © AFP PHOTO / TAUSEEF MUSTAFA

Société

Alors que 600 000 Royinhyas ont déjà dû quitter la Birmanie, les États-Unis annonce une série de mesure de pression dirigées vers l’État oppresseur.

 

Les États-Unis ont annoncé lundi réduire encore davantage leur aide aux unités birmanes et aux officiers impliqués dans les violences contre la communauté musulmane des Rohingyas, à l’origine d’un exode massif. « Nous exprimons notre plus grande inquiétude face aux récents événements dans l’Etat Rakhine et aux violents abus traumatisants que les Rohingyas et d’autres communautés ont endurés », a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’État, Heather Nauert, annonçant une série de mesures punitives. « Il est impératif que toute personne ou entité responsable d’atrocités, y compris les acteurs non-gouvernementaux et les justiciers, soit tenue responsable », assure la porte-parole, annonçant de nouvelles mesures « en plus des restrictions existantes » vis-à-vis des forces armées birmanes et de l’embargo américain « de longue date sur toutes les ventes de matériel militaire ».

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©AFP PHOTO / Tauseef MUSTAFA – Des réfugiés rohingya font la file pour espérer entrer dans le camp de Nayapara.

Parmi ces mesures, la suspension de l’examen des dispenses de voyage pour les hauts responsables militaires birmans et l’annulation des invitations faites aux hauts responsables des forces de sécurité birmanes pour assister à des manifestations parrainées par les États-Unis. Les États-Unis ont aussi annoncé étudier la mise en place de « mesures économiques ciblées contre des individus liés aux ‘atrocités’ ».

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Les chefs de l’armée birmane sont « responsables » de la crise de la minorité musulmane des Rohingyas, avait déclaré mercredi dernier le secrétaire d’État américain Rex Tillerson. D’après les derniers chiffres des Nations unies, plus de 580 000 musulmans rohingyas ont fui la Birmanie depuis le 25 août, pour se réfugier au Bangladesh voisin. Cette crise a débuté quand des rebelles rohingyas, dénonçant les mauvais traitements subis par leur minorité en Birmanie, ont attaqué des postes de police fin août, entraînant une répression sévère de l’armée.

Avec Belga

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