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Comment guérir son arachnophobie en douceur

© "L'Invasion des araignées géantes" (1975)

Société

Ces insectes à huit pattes sont bien plus effrayants que fascinants pour certains. Et ils sont même synonymes de véritable peur. Une phobie que l’on peut toutefois guérir, tout en douceur, comme leurs petites pattes velues…

 

Tremblements, vertiges, syncopes, crises d’angoisse, les symptômes de l’arachnophobie peuvent être extrêmement difficiles à supporter. Voici quelques clés pour tenter d’y remédier et retrouver la paix.

1 – Relativiser

Avant tout, il est essentiel de savoir pourquoi cette peur existe. Bien que très courante, l’arachnophobie trouve toujours son origine dans une expérience personnelle traumatisante et généralement issue de la petite enfance. Une peur instinctive à un moment très précis, presque banal, mais qui a pourtant eu des répercussions profondes sur notre inconscient. L’important est donc de se remémorer cet incident pour le dédramatiser et parvenir à lui redonner sa place de souvenir lointain et tout à fait ordinaire : une rencontre malheureuse dans la cave, un film d’horreur marquant, une ombre filant sous l’oreiller…

On peut également se répéter sans cesse le mantra commun et pourtant ultra efficace : « la petite bête ne mange pas la grande ». En effet, sous nos latitudes, il est extrêmement rare de croiser une araignée tropicale capable de nous infliger une morsure mortelle. Et dans la vraie vie, aucune araignée ne peut nous avaler de la tête aux pieds. On le sait déjà dans le fond, maintenant on l’applique dans la forme.

2  – Admirer

L’araignée est un animal tout à fait fascinant, capable de survivre dans des conditions extrêmes (l’eau et le froid), se situant en haut de la chaîne alimentaire des insectes et sachant filer des toiles gigantesques en quelques heures seulement. Tout ça vous donne la chair de poule ? Et pourtant, c’est bien en connaissant la vie de l’araignée, la beauté de son anatomie et en admirant son travail magique de tissage que l’on parvient à surmonter la peur. Se documenter sur un phénomène mystérieux et apprendre à déceler la beauté qui se cache dans ce qui nous fait peur, permet de comprendre le fonctionnement de la nature, d’y accepter la place et l’indispensabilité de chaque chose. On y parvient bien pour les orages.

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3 – Cohabiter

L’araignée est une colocataire discrète et méritante. D’abord, on apprend que l’araignée ne s’attaque pas à l’humain puisqu’elle se nourrit exclusivement des insectes pris dans sa toile et se révèle donc être est une véritable alliée pour la salubrité de notre maison en exterminant les moustiques et les mouches qui pullulent. Ensuite, on cesse de traquer la moindre patte velue… Les arachnophobes passent leur temps, nez au plancher, à guetter la bête, alors que celle-ci ne souhaite qu’une chose, être seule et au calme. Les araignées aiment les endroits obscurs et humides et restent généralement tapies près de leur toile.
Si l’araignée n’est pas dérangée ni chassée, on aura peu de chance de la croiser au milieu du salon ou courrant sur le sol de la cuisine. À nous de respecter son intimité pour assurer notre tranquillité.

4 – Exorciser

Et pour finir, on se soigne par le rire en regardant des vieux films de série Z dans lesquels les araignées sont des monstres kitch qui grimpent sur la ville. C’est un exutoire formidable pour finir de se convaincre que notre peur est totalement disproportionnée.
À voir donc : Tarantula ! sorti en 1955, L’Invasion des araignées géantes de 1975 ou encore le film Arac Attack, un bijou barge avec Scarlett Johansson et David Arquette sorti en 2002.

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