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D’hésitant à accueillant de migrants : Leurs témoignages rassemblés sur un seul blog

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"Je ne prends pas que le positif". | © BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Société

Dans ce mouvement citoyen au Parc Maximilien, tous essaient de contribuer à leur manière. Certains sont chauffeurs, hébergeurs, bénévoles. Sandrine a décidé, elle, de rassembler aussi les témoignages.

Ils sont près de 300 à trouver un lit (presque) chaque soir grâce aux efforts des bénévoles et au soutien des citoyens qui leur ouvrent leurs portes ou qui les conduisent vers un lieu sûr et plus confortable. Sur le groupe Facebook « Hébergement plateforme citoyenne », les sondages, les questions et les nombreuses preuves de générosité se mêlent aux témoignages, de plus en plus nombreux, des hébergeurs débutants, autrefois hésitants.

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En commentaire, on retrouve souvent la même personne : Sandrine, qui aide d’une autre manière ces locataires du Parc Maximilien. Peu après la création de la plateforme, elle a décidé de recueillir ces témoignages d’accueillants sur un blog intitulé « perles d’accueil ». « J’ai vu passer deux, trois beaux témoignages et je me suis dit que c’était dommage qu’ils restent dans ce groupe fermé parce qu’ils pourraient aider à convaincre d’autres personnes qui ne sont pas concernées », explique Sandrine.

Pas tout rose

« Je ne prends pas que les positifs », précise celle qui héberge aussi des migrants. « S’il y a quelque chose de négatif, je les prends quand même parce que je trouve qu’il faut donner une image la plus réaliste possible ». Cela n’est jamais rien de grave. Bruit, intimité, pipi autour du pot… Des petits détails insignifiants qui cassent l’effet « tout beau, tout rose » que donnerait l’ensemble de louanges.

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Pour Sandrine, une chose est sûre et son blog le reflète bien : « ils ne méritent pas les grandes peurs » présentes dans le public. Des peurs qui sont, selon elle, « construites par la société ». « En fait quand on parle à une personne en particulier, que ce n’est plus un groupe abstrait, on se rend vite compte que ce sont des êtres humains comme nous ».

De migrants à amis

Des peurs qu’elle tente de déconstruire avec son blog. Grâce à son recueil de témoignages, plusieurs personnes ont déjà sauté le pas. Cela prouve que « cela contribue à sa modeste manière ». Elle a pu aussi remarquer des changements aussi dans l’écriture des témoignages. De « migrants », ils sont passés à « invités » ou encore « amis ».

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