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« C’est pas bien, mais… » : quand Emma met la culture du viol en dessin

Extrait de "C'est pas bien, mais...". Capture d'écran Facebook. | © @EmmaFnc

Société

Suite à la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la dessinatrice engagée Emma vient de publier de nouvelles planches pour expliquer la culture du viol.

 

« Les abus sexuels, ce n’est pas un ensemble d’actes ‘pas bien mais ça va encore’ qui deviendraient soudain un crime, quand on les commet sur une inconnue ou avec un couteau. » Depuis les bulles des nouveaux dessins publiés ce lundi 27 novembre sur sa page Facebook, la dessinatrice Emma nous parle d’un sujet bien d’actualité : la culture du viol.

Capture d’écran Facebook : @EmmaFnc

Dans l’espoir que nos enfants n’aient jamais à dire « Me too »

Connue pour sa bande dessinée « Fallait demander » où elle a su faire lumière sur le sujet encore méconnu de la charge mentale, la blogueuse Emma continue d’utiliser le crayon comme secoueur de consciences. Après s’être attaquée aux inégalités hommes-femmes dans « L’attente », elle revient aujourd’hui avec « C’est pas bien mais… », une collection d’anecdotes autour du viol et de la question du consentement.

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Sur les abus sexuels, Emma remet les bases : « C’est un continuum. Un ensemble de comportements abusifs, encouragés par la culture du viol, de degrés divers, mais consistant tous à se passer de consentement ». Si ces comportements ne sont pas tous illégaux, comme rappelle l’auteure, « ils sont tous à proscrire ! »

Un tas de mythes et de conditionnements

À travers ses anecdotes illustrées, la dessinatrice « féministe et révolutionnaire » appelle à « déconstruire les mythes et les conditionnements » véhiculés autour de la question. « Sur la différence entre agression et séduction », par exemple. Ou encore « sur l’image médiatique des femmes et des hommes qui encouragent ces comportements » et surtout « sur la façon dont on éduque les enfants ».

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Une nouvelle fois, la dessinatrice sait toucher le point sensible puisqu’en l’espace de deux heures, près de 5000 réactions et été partagées plus de 3000 fois, rapporte le Huffington Post. Preuve que le sujet continue d’interpeller et de poser question. Car en effet, « il y a beaucoup à dire », précise Emma qui annonce qu’elle abordera « chacun des thèmes séparément ». Un travail de longue haleine qui promet des réflexions nécessaires à l’avancement du débat général sur la culture du viol.

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