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L’explorateur Mike Horn parvient à traverser l’Antarctique sans assistance

Le périple de Mike Horn aura duré 57 jours au total. | © Instagram/Chris Brinlee Jr

Société

Avec son traineau filant sur les étendues immaculées de l’Antarctique, l’explorateur sud-africain Mike Horn devient le premier homme à traverser seul et sans assistance la péninsule gelée. Un véritable exploit.

D’après un article PARIS MATCH FRANCE de Camille Hazard

Il avait déjà fait preuve de ses talent dans l’émission « A l’état sauvage », diffusée en France sur M6. Mais ce que vient d’accomplir Mike Horn est tout simplement extraordinaire. À 50 ans, l’explorateur et auteur est parvenu à traverser l’Atlantique en skis de randonnée, tracté par une voile de kite, sans l’aide de personne ni engin à moteur. En 57 jours, il a traversé 5 100 kilomètres sur le continent blanc dans des conditions extrêmes.

Le périple a commencé sur le Pangea, un navire brise glace, sur lequel Mike Horn a passé une semaine à lutter contre les eaux tumultueuses de l’océan austral, avant de débarquer le 21 décembre sur le plateau continental de l’Antarctique, accueilli par des manchots Adelie. « La plupart des excursions vers le sud du continent sont opérées autour de la péninsule antarctique. La majeure partie des recherches est effectuée dans des stations internationales dédiées – dont aucune ne se trouve à proximité de l’amarrage du Pangea. Nous étions probablement les premières personnes que ces manchots ne voient », écrit Mike Horn sur la page de son expédition.

 

L’aventure et des mésaventures

Son compagnon de voyage ? Un traineau dans lequel il embarque tout son matériel de voyage, soit une tente, de quoi se nourrir et de multiples équipements pour se protéger du froid et affronter les longues étendues de glaces. Mais après des centaines de kilomètres sur ses skis, Mike Horn s’est offert une belle frayeur. « C’était rock n roll aujourd’hui. J’étais sur les plaines de Sastugi depuis 140 kilomètres quand le traineau s’est retourné », dit-il le 30 janvier. Dans l’incident, il a brisé l’un de ses skis, qu’il a du couper pour réutiliser.

Ce n’est pas le seul incident qu’a connu l’explorateur. Le lendemain, pour le nouvel an, il a perdu une partie de son matériel de cuisine. « Je me suis arrêté à 23h pour déployer ma tente et emballer mon cerf-volant et puis j’ai découvert que mon récipient n’était plus dans le traîneau. J’ai regardé à l’arrière et j’ai vu une fente à travers la bâche. Il a du tomber n’importe où le long des 220 kilomètres. Sans un récipient et une poêle je ne peux pas faire fondre la neige. Donc, pas d’eau ni de nourriture ! », écrit-il. En guise de solution, il a alors découpé une bombonne de fuel.

 

Malgré ces péripéties, la solitude, et les conditions extrêmes, Mike Horn est toujours resté fort. Tout au long de sa route, il a délivré des messages dans lesquels il a montré sa motivation en plus de son engagement pour la nature. « Quel endroit incroyable. C’est un privilège. […] J’espère que 2017 sera rempli d’aventure, d’amour et de rires. Rappelez-vous que les rêves ne se réalisent pas. Vous devez les faire devenir réalité. […] Des morceaux de blocs de glaces, qui se sont détachés, dérivent pendant des années. Bien qu’ils soient beaux, ils reflètent quelque chose de plus sinistre et sont le signe d’un réchauffement planétaire incertain », écrit-il entre autres.

Le 7 février a marqué la fin de son aventure et la réussite d’un exploit hors norme. Il a écrit son nom dans la maigre liste des personnes à avoir traversé l’Antarctique. Quelques mois avant lui, un autre explorateur, le britannique Henry Worsley, s’était tué en tentant l’exploit. Il se trouvait à seulement 48 kilomètres de son point d’arrivée.

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