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Oui, on peut être condamné pour s’être fait passer pour une victime d’attentat

L'homme avait déclaré avoir été pris pour cible des tireurs en terrasse d'un café, avant d'être "sauvé" par une femme enceinte. | © AFP PHOTO / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Société

Une fausse victime des attentats de Paris a finalement été condamnée à six mois de prison ferme, en France.

 

Un homme de 29 ans, qui s’était fait passer pour une victime de l’attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan, a été condamné vendredi à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Versailles. Le prévenu, écroué fin octobre, a été condamné à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour « tentative d’escroquerie » au préjudice du Fonds de garantie des victimes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Le ministère public avait requis deux ans de prison avec un maintien en détention.

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Il s’était fait un tatouage

Ambulancier de formation, Cédric Rey avait raconté avec force détails à plusieurs médias, dont l’AFP, sa soirée du 13 novembre. Selon ses propos de l’époque, il buvait un verre avec deux amis en terrasse du bar jouxtant la salle de concert quand il avait vu arriver les tireurs, et une « femme enceinte » avait alors « pris les balles qui (lui) étaient destinées« . Intégré dans les groupes de victimes, il s’était fait un tatouage et avait passé plusieurs semaines en arrêt maladie. Il avait aussi rempli en janvier 2016 un dossier d’indemnisation auprès du FGTI, mais ce dernier n’avait finalement pas donné suite à sa demande. Un an après les faits, les enquêteurs s’étaient étonnés qu’il n’ait pas porté plainte, et avaient relevé des incohérences dans son récit. Ils avaient démontré, par la téléphonie, qu’il était arrivé au Bataclan plusieurs heures après les attentats.

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